mercredi 20 septembre 2017

CONCOURS - LE CHÂTEAU DE VERRE

CONCOURS

Au cinéma le 27 septembre 2017

Un film réalisé par Destin Daniel Cretton
Avec Brie Larson, Woody Harrelson, Naomi Watts, Max Greenfield, Josh Caras, Sarah Snook, Brigette Lundy-Paine...


Bande annonce (VOSTFR)





CONCOURS

Epixod Le Blog est heureux de vous proposer ce concours pour vous faire gagner 5 places de cinéma pour une personne pour aller découvrir LE CHÂTEAU DE VERRE. Retrouvez mon avis sur ce film ici.

Pour participer, c'est simple ! Remplissez le formulaire ci-dessous en n'oubliant pas de me laisser vos coordonnées (qui ne seront utilisées que pour envoyer les lots).

Date limite de participation : 25 septembre 2017 à 23h59

Une seule participation par foyer
Concours réservé à la France métropolitaine


 
#LeChâteauDeVerre

Autre post du blog lié au film LE CHÂTEAU DE VERRE

mardi 19 septembre 2017

LE CHÂTEAU DE VERRE


Drame/Très belle histoire, superbes acteurs, manque d'intensité sur la longueur

Réalisé par Destin Daniel Cretton
Avec Brie Larson, Woody Harrelson, Naomi Watts, Max Greenfield, Josh Caras, Sarah Snook, Brigette Lundy-Paine...

Long-métrage Américain
Titre original : The Glass Castle 
Durée : 02h07mn
Année de production : 2017
Distributeur : Metropolitan FilmExport

Date de sortie sur les écrans américains : 11 août 2017
Date de sortie sur nos écrans : 27 septembre 2017


Résumé : Jeannette Walls, chroniqueuse mondaine à New-York, a tout pour réussir et personne ne peut imaginer quelle fut son enfance. Elevée par un père charismatique, inventeur loufoque qui promet à ses enfants de leur construire un château de verre mais qui reste hanté par ses propres démons, et une mère artiste fantasque et irresponsable, elle a dû, depuis son plus jeune âge, prendre en charge ses frères et sœurs pour permettre à sa famille dysfonctionnelle de ne pas se perdre totalement. Sillonnant le pays, poursuivis par les créanciers, et refusant de scolariser leurs enfants, les Walls ont tout de même vécu une vie empreinte de poésie et de rêve, qui a laissé des marques indélébiles mais qui a créé des liens impossibles à renier.

Bande annonce (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : j'ai découvert LE CHÂTEAU DE VERRE lors du 43ème Festival du Film Américain de Deauville. L'histoire de ce long-métrage, inspiré du roman éponyme de Jeannette Walls, est très touchante. Elle parle de la relation d'une fille avec son père, un génie, alcoolique, formidable et cruel. Le scénario retrace leur parcours familial, les hauts, les bas et surtout les espérances bafouées, représentés sous forme de métaphore par ce château de verre transparent/invisible qui porte en lui les attentes d'une enfant, les déceptions d'une femme et les manquements d'un père. Destin Daniel Cretton sait parfaitement mettre en scène les sentiments qui lient les protagonistes entre eux et la violence des débordements qui les traversent. Il nous entraîne dans cette vie de famille chaotique et hors norme. On se joint bien volontiers à leur périple. Seulement, le va-et-vient entre passé et présent s'éssoufle sur la longueur et l'histoire perd en force sur la fin. Ce qui est vraiment dommage, car on aimerait être enthousiasmé jusqu'au bout par cette démonstration d'amour/haine et de chemin parcouru de l'enfance à l'âge adulte.
Brie Larson interprète Jeannette, une femme forte et brillante qui doit réussir à faire la paix avec son passé qu'elle pense indésirable. Elle fait un sans-faute avec ce rôle sensible et délicat.


Woody Harrelson interprète Rex, un père dont la somme des défauts vient sérieusement mettre en péril la force de ses qualités. Il aime ses enfants et sa femme, mais sa vue du monde et sa personnalité excessive prennent le dessus sur le bien de tous. L'acteur est excellent dans les aspects très opposés de ce rôle. 


Naomie Watts interprète Rose-Mary, une mère artiste, bohème, qui s'adapte autour des excès de son mari et réussi à conserver une  certaine cohésion dans sa famille. Elle est magnifique et son jeu est plein de sensibilité.



LE CHÂTEAU DE VERRE est un beau film qui offre des rôles émouvants à ces superbes acteurs. On lui souhaiterait un impact égal entre ces deux parties, ce qui n'est pas le cas. Il n'en demeure pas moins une belle découverte qui va droit au coeur.


NOTES DE PRODUCTION 
(Á ne lire/regarder qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

J'ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence de presse de l'acteur Woody Harrelson. Il était présent à Deauville pendant le Festival du Film Américain pour promouvoir ce long-métrage et recevoir un hommage. Retrouvez ce moment privilégié et très sympathique dans les vidéos ci-dessous :










 

NOTES DE PRODUCTION
"C'est la magie des histoires qu'on raconte : lorsque quelqu'un est suffisamment courageux pour raconter son histoire, il pousse les autres à être sincère. Je pense que c'est formidablement salvateur de savoir prendre du recul sur son propre vécu, et j'espère qu'en racontant mon histoire, je pourrai encourager d'autres que moi à se pencher sur la leur". Jeannette Walls
Chaque famille a ses secrets, mais il en existe très peu qui se comparent à celle de la célèbre chroniqueuse mondaine Jeannette Walls. Et pourtant, son récit autobiographique, "Le château de verre", a touché des millions de lecteurs. Dans son livre, la chroniqueuse livre des souvenirs d'enfance qu'elle a longtemps tenus secrets : une adolescence déjantée et gothique, la misère, la catastrophe, la révolte et l'éloignement de toute vie sociale. Pourtant, le plus frappant dans l'ouvrage de Jeannette Walls, aussi éprouvant soit-il, ce sont les profonds liens familiaux qui le traversent – des liens aussi puissants et captivants que ses parents étaient étranges et insondables. L'auteur a su faire de son enfance une aventure rocambolesque et un parcours libérateur vers la rédemption. Après avoir connu la faim et la détresse, la chroniqueuse fraie désormais dans un univers féerique. Autant dire qu'elle est passée des ténèbres à la lumière.

Le livre s'est classé pendant sept ans parmi les meilleures ventes : le récit de cette famille nomade, vivant sous le joug de parents aussi intrépides qu'excentriques, a captivé les lecteurs. Ils ont surtout été séduits par la volonté de Jeannette de s'en sortir à tout prix et de construire sa vie, sans jamais renier les sentiments complexes qu'elle éprouvait pour ses parents – des parents dont l'originalité était à la fois source d'émerveillement et de désastre. Bien loin d'une autobiographie à sensations, l'ouvrage est une histoire d'amour dont les personnages, animés de désirs inassouvis, ont le cœur brisé et sont incapables de tenir leurs promesses. Mais le récit montre également combien l'amour peut surmonter tous les obstacles, qui que l'on soit et d'où que l'on vienne.

Le livre est profondément cinématographique : il se déploie comme un conte de fée dont la protagoniste a d'abord vécu dans des voitures et des cabanes avant de connaître l'univers enivrant de l'édition new-yorkaise. Ce qui n'a pas échappé au scénariste et réalisateur Destin Daniel Cretton quand il a lu l'ouvrage. Celui-ci, qui s'est fait connaître avec STATES OF GRACE, estime que quiconque a été tour à tour malmené et stimulé par ses parents peut se retrouver dans cette histoire. "D'entrée de jeu, Destin a décelé la part de lumière, de bonheur et de joie de mon parcours, ou encore les enseignements qu'on peut en tirer, et il s'est mis en tête de les restituer à l'écran", signale la chroniqueuse. "Il n'a rien édulcoré et n'a pas cherché à laisser de côté les aspects plus sombres de l'histoire. Tout y est. Son scénario est parfaitement fidèle à mes intentions : évoquer la beauté et la laideur – la lumière et les ténèbres – de mon enfance".

Cretton précise : "C'est une histoire tellement intime qu'en la lisant, je m'y suis parfaitement retrouvé. Je n'ai pas vécu une enfance aussi délirante que la sienne, mais je me suis reconnu dans sa découverte de l'amour et de ses différentes facettes et dans sa vision de la famille, à la fois merveilleuse et terrifiante. C'est une histoire dont la réalité est palpable et qui offre un formidable exutoire au lecteur. Quand on la lit, on se sent beaucoup moins seul et isolé".

Pour lui comme pour son coscénariste Andrew Lanham, il s'agit de la trajectoire d'une femme à la réussite éclatante – l'adulte qu'est devenue Jeannette – qui doit replonger dans le passé trouble de sa famille pour mieux appréhender l'avenir. "On s'est attachés au parcours d'une jeune femme qui fouille dans ses souvenirs, afin de donner un sens à sa vie et de se réconcilier avec son passé et ses parents. Au bout du compte, il s'agit d'un personnage qui apprend à s'aimer et à s'accepter", reprend Cretton.

Le réalisateur a été frappé par la capacité de la chroniqueuse à s'interroger ouvertement sur le comportement radical de ses parents tout en éprouvant une profonde tendresse à leur égard. Pour lui, il était essentiel d'en faire le fil rouge du film. "À chaque page du livre, on découvre une nouvelle facette de ces personnages d'une complexité infinie et de leurs rapports. On tombe amoureux de l'un d'entre eux à un moment donné, avant qu'on se mette à le détester parce qu'il a fait un truc épouvantable, et puis on l'aime de nouveau à la page suivante. C'est une histoire profondément humaine".

Pour Jeannette Walls, Cretton a bâti le scénario sur l'idée forte qui, à ses yeux, devait transparaître de l'adaptation de son livre : l'attitude de sa famille, aussi perturbée et complexe soit-elle, illustre notre besoin universel de nous cramponner à nos proches, même si cela nous coûte. Depuis la parution de son livre, la chroniqueuse s'est aperçue qu'il a touché bien plus de lecteurs qu'elle ne le pensait. "Ce qui me rend très heureuse, c'est que certains de mes lecteurs comprennent mon histoire encore mieux que moi-même", dit-elle. "Il y a beaucoup de gens qui ont vécu des traumatismes semblables aux miens, même si leur parcours n'est pas identique au mien. En racontant mon histoire, ponctuée de difficultés majeures et de moments d'une grande richesse, j'ai non seulement pu me réconcilier avec cette enfance que j'ai voulu nier pendant longtemps, mais j'ai aussi noué des liens avec d'autres personnes".

Brie Larson, oscarisée en 2015 pour ROOM, campe Jeannette Walls jeune. "Ce film parle des liens familiaux et explique qu'il faut parfois accepter le fait qu'on n'est pas toujours aimé comme on le souhaiterait par ses proches mais qu'on peut malgré tout leur pardonner", indique-t-elle. "C'est très rare d'avoir l'opportunité de voir quelqu'un comme Jeannette passer de l'enfance à l'âge adulte, et d'être témoin des occasions manquées et des malentendus, puis de la voir retrouver ce qu'elle avait perdu. Je tenais vraiment à rester fidèle à son parcours". Au fil du temps, Jeannette Walls a le sentiment que l'on peut trouver l'amour dans sa forme la plus pure dans la plupart des familles, et que chacune d'entre elles recèle des secrets qui méritent d'être partagés. "Certains m'ont accusée d'être excessivement optimiste, mais c'est comme cela qu'on peut s'en sortir dans les moments difficiles : il faut conserver sa joie de vivre car, sinon, on peut en mourir", estime-t-elle. "C'est pour cette raison qu'on raconte nos histoires. Si on peut faire partager aux autres ce qu'on a appris de nos expériences – comment a-t-on bien pu surmonter tous ces obstacles ? –, d'autres que nous auront alors le sentiment de pouvoir s'en sortir eux aussi. Si les spectateurs pensent à leur propre famille après la projection, je serai folle de joie".

AUX ORIGINES DE L'HISTOIRE

Jeannette Walls était chroniqueuse à New York depuis plusieurs années avant de décider de raconter son histoire hors du commun. Elle avait fini par prendre conscience que les épreuves et les mésaventures qu'elle a subies dans son enfance étaient à des années-lumière de toute vie normale.

Ses parents, Rex et Rose Mary Walls, esprits frondeurs méprisant les institutions – de l'entreprise à l'école –, n'auraient dérogé à leur philosophie de vie pour rien au monde, même si leurs enfants ont parfois terriblement souffert de leurs excentricités. Jeannette a passé sa petite enfance sur les routes, errant sans but de petites villes désertiques du sud-ouest des États-Unis aux terrains de camping de régions montagneuses – sans jamais pouvoir s'établir nulle part. Toute la famille était sous la coupe du père, Rex, autodidacte extrêmement charismatique, et parfois brillant : lorsqu'il était sobre, il savait faire appel à l'imaginaire de ses enfants en les initiant à la science, en leur faisant découvrir les merveilles du monde et, surtout, en les poussant à aborder la vie courageusement. Leur mère, Rose Mary, peintre à l'esprit bohème se qualifiant elle-même d'"accro aux sensations fortes", était charmante, mais elle se sentait encore moins investie dans son rôle de mère que son mari.

Les deux parents de Jeannette étaient convaincus qu'ils pouvaient s'inventer leur propre style de vie, même s'ils s'exposaient à la misère. Lorsque les Walls se sont retrouvés totalement à court d'argent et que la vie de nomade a perdu de son attrait, la famille s'est réfugiée dans une petite ville minière de Virginie occidentale, touchée par la crise économique : elle s'est installée dans une maison délabrée, nourrissant les fantasmes du fameux "château de verre" alimenté à l'énergie solaire que Rex Walls avait promis de construire un jour. Tandis que les rapports avec leurs parents devenaient de plus en plus problématiques, Jeannette et ses frères et sœurs devaient se débrouiller seuls, s'entraidant mutuellement et s'encourageant à trouver des moyens de s'en sortir. Jusqu'au jour où, se promettaient-ils, ils parviendraient à prendre la fuite.

Et pourtant, même lorsque Jeannette a enfin réussi à quitter la région déshéritée des Appalaches pour devenir écrivain à New York, elle n'a pas vraiment pu rompre les liens avec sa famille. Plus elle construisait sa vie et se bâtissait son propre réseau relationnel, plus elle s'apercevait qu'il lui fallait affronter les épreuves qu'elle et ses proches avaient traversées – tout ce qu'elle avait observé aux marges de la société américaine.

C'est alors que Jeannette Walls a entamé l'écriture du livre : cette entreprise de réconciliation avec elle-même et son passé est même devenue le sujet principal du film. L'ouvrage a connu un succès hors normes : il a non seulement décroché plusieurs prix, mais il s'est vendu à plus de 2,7 millions d'exemplaires et a été traduit en 22 langues.

Destin Daniel Cretton a d'abord entendu parler du "Château de verre" grâce au producteur cité à l'Oscar Gil Netter (L'ODYSSÉE DE PI, THE BLIND SIDE) qui a senti que le réalisateur pouvait s'approprier l'histoire de Jeannette comme aucun autre que lui. "Certains avaient essayé d'adapter mon livre, mais ces tentatives ne fonctionnaient pas", explique la chroniqueuse. "On m'a même dit que mon livre était inadaptable au cinéma et qu'il faudrait se résoudre à faire tellement de sacrifices qu'il risquait de donner lieu à une histoire radicalement différente. À l'époque, je m'étais fait une raison, mais je me disais que même si un scénario n'était pas totalement fidèle au livre, il fallait au moins qu'il en restitue l'esprit".

Incertaine de l'issue du projet, l'auteur attendait un miracle… "Eh bien, ce miracle s'est produit et il s'appelle Gil Netter", dit-elle. "Gil s'est intéressé à mon livre et a concrétisé le projet. Il a déplacé des montagnes et, dans certains cas, a fait en sorte que ces montagnes ne bougent pas. C'est grâce à lui que ce monstre s'est animé et il faut dire que l'une de ses décisions les plus inspirées a été d'engager Destin".

Le réalisateur souhaitait aborder LE CHÂTEAU DE VERRE non pas sous l'angle d'une famille totalement dysfonctionnelle, mais sous celui de la force d'un amour inconditionnel. Pour lui, les Walls n'étaient pas des créatures étranges et excentriques, mais des êtres humains attachants, fascinants et, comme nous tous, en souffrance. "C'est, à mes yeux, l'effet produit par les plus elles histoires", indique l'écrivain. "Elles abattent les murs que nous érigeons si souvent en nous disant 'je ne suis pas comme tous ces gens. Ils sont un peu bizarres' Une fois que ces murs qui nous séparent ont été abattus, on ressent toutes sortes d'émotions nous traverser".

C'est justement pour montrer qu'on peut abattre ces barrières que Cretton a choisi de commencer le film à l'époque où Jeannette avait une vingtaine d'années et où les événements de la vie l'avaient encouragée à se pencher sur son passé douloureux. "C'est ce que j'ai moi-même fait quand j'avais une vingtaine d'années et que beaucoup de gens font au même âge", précise le réalisateur. "Que ce soit à l'occasion d'un premier rendez-vous chez son psy ou d'un cours d'introduction à la psychanalyse, c'est souvent un moment de la vie où on est enclin à se pencher sur son passé pour comprendre comment on en est arrivé là et quel rôle nos proches ont joué dans notre parcours. Chacun d'entre nous se demande, à un moment ou à un autre, d'où il vient et comment faire pour trouver l'équilibre entre ses conflits familiaux et l'amour qu'on éprouve pour ses proches. C'est dans cet état d'esprit que se trouve Jeannette".

Il était essentiel pour le réalisateur que l'auteur soit totalement investi dans le projet. Celle-ci se sentait en confiance avec lui et ils ont tous les deux entamé des conversations passionnées sur l'amour, la famille, l'art et les histoires qu'on a besoin de raconter. "Destin est un type fascinant", souligne la chroniqueuse. "C'est l'être humain le plus doux, le plus gentil, et le plus bienveillant que j'aie jamais rencontré. Mais mieux vaut ne pas se laisser abuser par sa gentillesse et sa sensibilité. Il est d'une précision absolue. Il voit tout. Il décèle la part d'ombre et de lumière en toutes choses, et c'était extrêmement important. Je me suis toujours dit que cette histoire ne devait pas être totalement sombre, sans pour autant en édulcorer les aspects dérangeants et en faire un récit d'une légèreté absolue. Destin était parfaitement à même de signer un film tout en nuances".

Cretton n'a pas cherché à illustrer platement l'histoire des Walls ou le livre de l'auteur, mais plutôt à montrer que son parcours est emblématique d'une famille américaine. "Il s'agit d'un travail de fiction, et pas d'un documentaire, mais j'espère qu'en enrichissant le parcours de Jeannette, nous avons réussi à créer une œuvre originale susceptible d'être appréciée par toutes sortes de gens", dit-il. "Le livre de Jeannette a touché énormément de gens et on a vraiment souhaité que le film plaise à tous les amateurs du livre, mais aussi aux Walls. D'une certaine façon, on a cherché à créer un album photo émouvant de leurs souvenirs. J'espère qu'il s'agit d'un portrait sincère, touchant et qui montre à quel point l'amour est complexe, tout en étant simple et puissant".

LES WALLS

Pour interpréter les Walls dans leurs excentricités et contradictions, la production a réuni Brie Larson, oscarisée, Woody Harrelson, deux fois cité à l'Oscar, et Naomi Watts, citée à l'Oscar pour THE IMPOSSIBLE. Pour Jeannette Walls, c'était un bonheur infini de voir ces comédiens redonner vie à ces moments de sa vie si marquants.

"Chaque acteur avait vraiment à cœur d'interpréter son rôle avec la plus grande justesse", précise-t-elle. "Pendant la prépa, ils m'ont posé des questions incroyablement pertinentes qui m'ont sidérée. Même lorsqu'ils s'éloignaient du scénario, leurs dialogues auraient pu être des propos tenus par Rex ou Rose Mary. J'ai été bluffée par leur sensibilité, leur intuition, leur finesse psychologique et l'amour qu'ils ont manifesté à l'égard des membres de ma famille – malgré tous leurs défauts".

  
#LeChâteauDeVerre

Autre post du blog lié au film LE CHÂTEAU DE VERRE

lundi 18 septembre 2017

ARRÊTE TON CHAR BEN HUR

ARRÊTE TON CHAR BEN HUR

Du 21 septembre au 30 décembre 2017
Du jeudi au samedi à 20h00 
et tous les dimanches à 16h30

Au Théâtre de Dix Heures 
36 boulevard de Clichy 75009 Paris (métro Pigalle)

Comédiens

Ben Hur : Hugues Duquesne (en alternance David Migeot)
Jésus : Olivier Mag (en alternance Cyril Ledoublee ou Emmanuel Gasne)
Messala : Jo Brami
Le Caméléon : Benjamin Tranié (en alternance Sébastien Chartier)

Ecrit par Hugues Duquesne en collaboration avec Olivier Mag d’après l’œuvre de Lewis Wallace

Mise en scène : Luc Sonzogni
Musique : Franck Lebon
Lumière : Fred l’Indien
Décors : Sébastien Cachon
Costumes : Gérard Eudaric

Résumé du spectacle
Le célèbre Péplum de 4h00 est ici résumé en 1h00 de rire. Et tout y est ! De la fameuse course de chars aux costumes d'époques : toges tuniques, glaives et sandales...

On y retrouve les univers de Mel Brooks, des Monty-Python et d'Alain Chabat dans Cléopâtre. Ce show hilarant et familial vous transportera au coeur de l'Empire Romain et vous fera scander en levant le pouce : "Je Like !"


Bande annonce 1


Bande annonce 2


Mon avis : ARRÊTE TON CHAR BEN HUR revient sur le devant de la scène, pour cette fin d'année, au théâtre de Dix Heures. Ce pastiche de Ben Hur est une bonne surprise. Le spectacle est drôle, loufoque et enlevé, tout ce qu'on est en droit d'attendre d'une vraie parodie. Les gags fusent, il faut être attentif. Bien sûr, en fonction de son humour, ils font plus ou moins rire. S'ils sont moqueurs et parfois provocateurs, en tout cas, ils ne sont jamais méchants. Les références sont nombreuses et vont chercher dans des univers différents et éloignés (actualité, politique, jeux vidéos, films, Histoire, publicités...). L'ensemble est cohérent et suit effectivement dans les grandes lignes (en une heure, temps record !) les aventures de Ben Hur. 

J'ai beaucoup aimé les acteurs qui se complètent parfaitement. Chacun a une personnalité bien dessinée. On les sent à l'aise, amusés et content de partager ce moment avec le public, qui est mis gentiment à contribution. La mise en scène de Luc Sonzogni est inventive et originale. On comprend que le budget est limité et qu'il a fallu faire preuve d'ingéniosité pour donner vie aux différentes scènes de l'histoire. Non seulement, c'est très réussi, mais je trouve que cela donne un côté attachant au spectacle. Avec quelques accessoires, les acteurs font jouer l'imagination des spectateurs et nous entraînent avec énergie et enthousiasme dans cette aventure décalée. 

ARRÊTE TON CHAR BEN HUR est un spectacle que je vous conseille pour un moment de détente super sympathique, pour ses acteurs surprenants à qui je dis ave atque vale, ainsi que pour sa mise en scène pleine de trouvailles rigolotes. 










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Hugues Duquesne est Ben Hur
Hugues Duquesne a été découvert par le grand public grâce à l’émission d'humour de Laurent Ruquier « On ne demande qu’à en rire ». Fort de son succès, le célèbre duo « Les Lascars Gays » a réalisé plus de 100 sketches et s'est produit sur les plus grandes scènes parisiennes.
C'est dans La Grosse Émission, puis aux côtés de Manu Payet et de Bruno Guillon dans l'émission « La Teloose »(produite sur la chaîne Comédie), qu' Hugues Duquesne a fait ses premières armes dans le milieu de l'humour. Il a également été pensionnaire de l'émission « Plié en 4 », présentée par Cyril Hanouna.
Depuis cette année, il a rejoint la chaîne web Barney Gold, chapeautée par Kevin Razy, et produite par le Studio Bagel. 

Il signe avec Ben Hur la parodie son 3ème spectacle en tant qu’Auteur et comédien.
Olivier Mag est Jésus de Narrateur
Après un parcours remarqué au café théâtre et au théâtre avec « Les Voilà », « Quand la Chine téléphonera », « La vie sans Rolex », Olivier Mag est repéré par le grand public grâce à sa prestation de méchant sosie de Claude François dans le film « Podium ».
Depuis, il a enchaîné les rôles à la télé : « Père et Maire », « Profilage », « Résistance », jusqu'à obtenir aujourd'hui une vraie reconnaissance populaire, avec le personnage de Jean-Pierre Escourou, coach de rugby dans la série comique « En Famille », diffusée sur M6.

Jo Brami est Messala
Jo Brami s'est fait connaître en participant au concours « Factorires » organisé par Nice TV en 2010, où Cauet présidait le Jury.
Un an après, il présente un 1er spectacle, « Showtime », en compagnie d'Alex Lambert au Théâtre de la Comédie des Boulevards de Paris. En 2012 Il endosse le rôle d'un séducteur avec « La guerre des sexes » au Théâtre les Feux de la Rampe une comédie de Pascal Grégoire.
En 2014, il rejoint la troupe Fun Corp qui réalise des vidéos humoristiques sur YouTube, avec le soutien de Canal Factory, filiale de Canal+.
En janvier 2015, il débute dans la comédie « 1 vie 2 rêves » de et avec Patrick Chanfray et Kim Schwarck au théâtre des Feux de la Rampe. Il enchaîne ensuite son 1er one-man-show, « La vie à l’envers ».
Il a aussi été auteur-comédie sur « La Grosse émission » sur Comédie + en 2016.

Benjamin Tranié est le Caméléon
Benjamin Tranié a fait parti de la troupe de la grosse émission sur la chaîne Comédie + entre 2015 et 2016. En Décembre 2016, il co-présente le gala "Humour vers le Futur" avec Artus dans le cadre du Festival du Montreux Comedy. Depuis janvier 2017, on le retrouve en tant que chroniqueur sur Radio Nova dans l'émission les 30 glorieuses. Il sera fin 2017 sur France 4 dans l'adaptation Française de la série Québécoise « Like Moi ».

Le Metteur en scène : Luc Sonzogni
Luc est le créateur de la mythique scène ouverte du FIEALD qui existe depuis plus de 20 ans. Après avoir collaboré avec Elie et Dieudonné et Dany Boon à leurs débuts, il a constitué par la suite la troupe « Les Voila ! » produite par Paul Lederman au Théâtre du Gymnase.
Metteur en scène de Jamel Debbouze à ses débuts, Luc Sonzogni a réalisé le making of de « La Maison du Bonheur » de Dany Boon, ainsi que plusieurs programmes courts pour Canal+ en co-réa avec Michel Muller.

Il a également travaillé durant 3 ans pour l’émission « On n’demande qu’à en Rire » en créant notamment une centaine de sketches pour « Les Lascars Gays » dont il fût le metteur en scène.

En tant que comédien, on a pu l’apercevoir dans plusieurs séries dont « Les Sopranos »,
Au cinéma, il a tourné avec, entre autres, Jean-Pierre Jeunet, Michel Munz, Gérard Bitton, Xavier Duringer…
Au Montreux Comedy Festival il co-écrit et met en scène une soirée déjantée mêlant scène et vidéo avec les jeunes Youtubers du Studio Bagel.
Aujourd’hui il poursuit quelques prometteuses mises en scènes « Arrête ton char Ben Hur », « Kevin Razy », « Le Woop », « Sébastien Chartier », « Les Darons » l’occasion pour lui de remonter sur scène avec des amis de longue date.
Il réalise en parallèle la série « En Famille » sur M6.

Théâtre de Dix Heures : 36 Boulevard de Clichy, 75018 Paris
Tous les jeudis, vendredis et samedis à 20h00 et les dimanches à 16h30
Réservations : 01 46 06 10 17

dimanche 17 septembre 2017

HOMMAGE - JEFF GOLDBLUM

HOMMAGE
JEFF GOLDBLUM
FESTIVAL DU FILM AMÉRICAIN DE DEAUVILLE

Le dimanche 3 septembre 2017, l'acteur Jeff Goldblum a reçu un hommage lors du 43ème Festival du Film Américain de Deauville. Jeff Goldblum est un acteur de cinéma, de télévision et de théâtre. Il est également producteur et musicien de jazz (il joue régulièrement au club Rockwell à Los Angeles). Etant donné que j'ai vu la plupart de ses films depuis qu'il a débuté sa carrière et que j'ai toujours fort apprécié son travail, je tenais à aller le voir à Deauville pendant cette journée qui lui était consacrée.

Tout d'abord, il nous a impressionné pendant sa conférence de presse, tant il était détendu et qu'il était visiblement extrêmement à l'aise avec cet exercice. Il nous a fait rire et, en grand professionnel, a su mener la conversation pendant toute la durée de la conférence qui nous a semblé très courte. Il s'est montré super sympathique, accessible et a vraiment joué le jeu en nous signant des autographes à la fin de ce moment privilégié.






Les photos de sa conférence de presse sont sur la page Facebook d'Epixod.

Ensuite, il s'est rendu à la plage de Deauville pour inaugurer sa cabine (en fait il s'agit d'une planche avec le nom de l'acteur marqué dessus et qui se trouve devant une cabine de plage). C'est une tradition du Festival qui permet aux photographes de prendre de belles images et aux fans de demander des selfies et des autographes. Jeff Goldblum était venu en famille et, encore une fois, il a été adorable et très cool avec le public pendant ce petit événement.












En tant que fan de l'acteur, j'ai aussi joué mon rôle et je lui ai demandé un autographe. J'ai été chanceuse ce jour-là, j'ai même réussi à en obtenir deux.


Ce soir-là, Jeff Goldblum a reçu un hommage au Centre International de Deauville. Je n'ai malheureusement pas pu y assister, mais d'après les retours que j'ai eu, il semble qu'il ait eu un succès fou sur la scène et qu'il a fait le show pendant son hommage.

Voici une filmographie non-exhaustive de cet acteur qui a joué sous la direction de très grands noms du cinéma et qui apporte toujours une superbe originalité à ses rôles :

THOR: RAGNARÖK réalisé par Taika Waititi (2017)
JURASSIC WORLD: FALLEN KINGDOM (Jurassic Park 5) réalisé par J.A. Bayona (2017)
INDEPENDENCE DAY: RESURGENCE réalisé par Roland Emmerich (2016)
CHARLIE MORTDECAI (Mortdecai) réalisé par David Koepp (2015)
THE GRAND BUDAPEST HOTEL réalisé par Wes Anderson (2014) 
UNE FAMILLE TRÈS MODERNE (The Switch) réalisé par Josh Gordon & Will Speck (2010)
MORNING GLORY réalisé par Roger Michell (2010)
MAN OF THE YEAR réalisé par Barry Levinson (2006)
LA VIE AQUATIQUE (The Life Aquatic With Steve Zissou) réalisé par Wes Anderson (2004)
IGBY (Igby Goes Down) réalisé par Burr Steers (2002)
COMME CHIENS ET CHATS (Cats & Dogs) réalisé par Lawrence Guterman (2001)
CHAIN OF FOOLS réalisé par Pontus Löwenhielm & Patrick von Krusenstjerna (2000)
WELCOME TO HOLLYWOOD réalisé par Tony Markes & Adam Rifkin (1998)
LE MONDE PERDU : JURASSIC PARK (The Lost World: Jurassic Park) réalisé par Steven Spielberg (1997)
LA COULEUR DE L'ARNAQUE (The Great White Hype) réalisé par Reginald Hudlin (1996)
INDEPENDENCE DAY réalisé par Roland Emmerich (1996)
MAD DOGS (Mad Dog Time) réalisé par Larry Bishop (1996)
POWDER réalisé par Victor Salva (1995) 
JURASSIC PARK réalisé par Steven Spielberg (1993)
THE PLAYER réalisé par Robert Altman (1992)
MISTER FROST réalisé par Philip Setbon (1990)
THE TALL GUY réalisé par Mel Smith (1989)
LA MOUCHE (The Fly) réalisé par David Cronenberg (1986)
SÉRIE NOIRE POUR UNE NUIT BLANCHE (Into the Night) réalisé par John Landis (1985)
SILVERADO réalisé par Lawrence Kasdan (1985)
LES COPAINS D'ABORD (The Big Chill) réalisé par Lawrence Kasdan (1983)
L'ÉTOFFE DES HÉROS (The Right Stuff) réalisé par Philip Kaufman (1983)
ANNIE HALL réalisé par Woody Allen (1977)

samedi 16 septembre 2017

AMERICAN ASSASSIN


Thriller/Action/De bons acteurs, beaucoup d'action, des incohérences scénaristiques, un film divertissant

Réalisé par Michael Cuesta
Avec Dylan O'Brien, Michael Keaton, Taylor Kitsch, Scott Adkins, Sanaa Lathan, Shiva Negar, Mohammad Bakri, Alaa Safi...

Long-métrage Américain 
Durée: 01h45mn
Année de production: 2017
Distributeur: Metropolitan FilmExport 

Date de sortie sur les écrans américains : 15 septembre 2017
Date de sortie sur nos écrans : 20 septembre 2017


Résumé : Nouvelle recrue d’une équipe d’élite officiant pour le contre-espionnage américain, Mitch Rapp va suivre un rude entraînement mené par Stan Hurley, formateur légendaire de la CIA. Face à une vague d’attaques terroristes sans précédent à travers le monde, les deux hommes vont devoir s’attaquer à Ghost, un individu aussi dangereux qu’insaisissable, ayant pour intention de déclencher une guerre nucléaire.

Bande annonce (VOSTFR)


Extrait - "No One Is Coming Back" (VOSTFR)


Making-of "Means To An End"- "Un moyen pour parvenir à une fin" (VOSTFR)


Ce que j'en ai pensé : adapté du best-seller éponyme écrit par Vince Flynn, AMERICAN ASSASSIN correspond aux attentes sans plus, ni moins. Il y a des incohérences scénaristiques et des impossibilités, mais l'ensemble de l’histoire se tient malgré tout. L’intrigue évolue au fur et à mesure. 

Il y a beaucoup d’action, bien filmée par Michael Cuesta. Elle donne un bon rythme, on ne s'ennuie pas. Les scènes de combat sont nombreuses et dynamiques. L’introduction rappelle des événements réels horribles, le sujet de fond, la vengeance, est donc immédiatement mis en avant par des images chocs. L’histoire fait écho aux inquiétudes actuelles qu'on retrouve aux informations, le film s'ancre donc dans le présent. La mise en scène de la dernière partie est assez spectaculaire. 

Les lieux changent souvent et le réalisateur nous fait voyager avec de beaux plans de chaque endroit. Les ambiances diffèrent en fonction des moments, tout en conservant la ligne directrice du stress des agents gouvernementaux qui risquent leur vie à chaque instant.

Les acteurs font un bon travail pour rendre leurs personnages crédibles. On peut cependant regretter que les personnages féminins ne soient pas un peu plus intéressants.
Dylan O'Brien est très convaincant physiquement dans le rôle de Mitch Rapp. Il sait rapidement passer de l’émotion à une colère destructrice, instinctive et sans fin qu’on sent ancrée en lui et qui fait des dégâts bienvenus dans sa profession.





Michael Keaton apporte ce qu’il faut d’expérience et de sagesse brute à son personnage, Stan Hurley. Il réussit à rendre son personnage de dur à cuir attachant.




Taylor Kitsch interprète Ghost, un mercenaire. Il nous fait croire au calme apparent de son personnage et à sa redoutable efficacité lorsqu’il s’agit d’assassiner ceux qui se mettent sur son chemin. 



AMERICAN ASSASSIN divertit bien et maintient l'attention. Il ne faut juste pas en attendre un vrai renouveau en terme de scénario par rapport au genre et ne pas s'attarder sur les incohérences. L’action et les acteurs sont les deux points forts de ce film, donc si ces deux éléments constituent la motivation pour le voir, alors il est assez efficace.


  
#AmericanAssassin

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