jeudi 22 juin 2017

VISAGES, VILLAGES


Documentaire/Un vrai plaisir !

Réalisé par Agnès Varda et JR

Long-métrage Français
Durée : 01h29mn
Année de production : 2016
Distributeur : Le Pacte

Date de sortie sur nos écrans : 28 juin 2017


Résumé : Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer.

Agnès a choisi le cinéma.

JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air.

Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble, tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. 

Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés.

Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Bande annonce (VF)


Teaser "Femme à l'ombrelle"


Teaser "Sortie" 


Ce que j'en ai pensé : quand deux artistes, que cinquante et quelques printemps séparent, décident de travailler ensemble pour partir à la rencontre de Français et Françaises, tout en nous livrant au passage une partie d'eux-mêmes, cela donne un documentaire drôle, touchant, inventif et humain, à leur image. Á priori, cette association peut paraître improbable et pourtant, plus on apprend à les connaitre, plus elle parait évidente. 

L'une se sert de son ouverture d'esprit et de son expérience de vie pour nous livrer des perles philosophiques sous la forme de bons mots et l'autre à l'impétueuse fougue de la jeunesse et ne garde jamais sa langue dans sa poche. Ils se découvrent, se cherchent, s'entendent, se chambrent, se disputent et se respectent. 




Lors de ce voyage dans des villages et des lieux inattendus, leur relation se construit en même temps que leur idée de documentaire. Ils prouvent que dans un monde où le négatif est ultra-médiatisé, on peut encore et toujours rencontrer des sourires, des histoires de vie ancrées dans le travail et les souvenirs et aussi trouver des personnes prêtent à participer à des événements créatifs avec enthousiasme. C'est aussi un plaisir de voir les gens s'interroger ou réagir sur le sens de ce projet, car finalement, c'est bien le but. 




Et au fur et à mesure que le film avance, on s'attache de plus en plus à Agnès Varda et à JR. Leurs petites aventures pendant cette exploration et leurs moments de réflexions titillent notre curiosité. On se laisse porter par la poésie sous-jacente de cette histoire et la belle musique de Matthieu Chedid, alias -M-.

Comme il est frais et joli ce documentaire. On rit, on découvre, on est triste, on s'émerveille, on apprend. Cet art-là ne lasse pas, on regrette même de quitter cet attachant duo, tant on voudrait poursuivre ce charmant bout de chemin humaniste avec ces deux artistes talentueux. Un vrai plaisir !


Copyright Photos Cine Tamaris Social Animals 2016

NOTES DE PRODUCTION 
(Á ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Suite à la projection de ce documentaire, lors d'une séance organisée par Sens Critique le 14 juin 2017, Agnès Varda et JR ont eu la gentillesse de venir répondre aux questions des spectateurs. Retrouvez cette rencontre dans les vidéos ci-dessous :







Conversation entre AGNÈS VARDA et JR, 
d’après un entretien avec Olivier PÈRE, 
le 31 janvier 2017.

Olivier Père : Comment est né ce film? Pourquoi avez-vous eu envie de faire ce film ensemble ?

JR: Commençons par le commencement…

Agnès Varda: Rosalie… ma fille… nous a fait savoir que ce serait bien qu’on se rencontre. L’idée nous a plu.

JR: C’est moi qui ai fait le premier pas. Je suis allé voir Agnès rue Daguerre. J’ai fait des photos de sa façade légendaire — elle habite là depuis cent ans. Et d’elle avec un chat.

AV: C’est ta grand-mère qui a cent ans. Moi, pas encore. Le lendemain, c’est moi qui suis allée le voir dans son atelier. J’ai fait des portraits de lui, mais j’ai vite compris qu’il n’avait pas l’intention d’enlever ses lunettes noires.

JR: On s’est revus le lendemain et le surlendemain à l’heure du goûter.

AV: J’ai tout de suite senti qu’on allait faire quelque chose ensemble. JR: Nous avons d’abord pensé à un court métrage…

AV: … documentaire. Il m’a semblé évident que ta pratique de représenter les gens agrandis sur les murs, valorisés par la taille, et ma pratique de les écouter et de mettre leurs propos en valeur, cela allait donner quelque chose.

JR: Et puis l’envie de partir ensemble. Ni Agnès ni moi n’avions coréalisé un film auparavant.

OP: Pourquoi avez-vous choisi de vous intéresser essentiellement aux habitants de la campagne française ?

JR: C’est Agnès qui a voulu me sortir des villes.

AV: Oui, parce que tu es un artiste urbain, vraiment. Et moi, j’aime beaucoup la campagne. Très vite, l’idée de villages est arrivée. C’est là qu’on allait rencontrer des gens, et c’est ce qui s’est passé. On est partis avec ton camion photographique et magique. C’est l’acteur du film, toujours en représentation.

JR: Ce camion, je m’en sers depuis des années pour beaucoup de projets.

AV: Oui, mais là, c’était notre projet et on partait dedans ensemble. En tout cas, on a joué à ne rouler qu’en camion pour ce voyage en France rurale. Par-ci, par-là.

OP: Y avait-il quand même un plan, des itinéraires? Comment élabore-t-on un film qui est essentiellement bâti sur le hasard, sur la rencontre, sur la découverte ?

AV: Chacun de nous avait parfois un contact quelque part dans un village ou une envie de quelque chose. Donc, on allait voir. Comme toujours dans le documentaire, parce que j’en ai beaucoup fait, on a une idée, et très vite, le hasard, les rencontres, les contacts font que tout à coup, cela se cristallise sur quelqu’un, ou sur un endroit. En fait, on engage le hasard, on l’engage comme assistant!

JR: On engage aussi la vie, puisque le film est aussi l’histoire de notre rencontre. On s’est découverts sur la route à travers le projet, dans l’exercice finalement amusant de travailler en duo. J’apprends à comprendre un peu plus Agnès, ce qu’elle voit, comment elle le voit, et elle aussi cherche à comprendre ma démarche d’artiste. Souvent, on se parle, on essaye des idées. Puis on a imaginé que ce serait un long-métrage.

AV: C’est là que Rosalie a pris les choses en main pour produire le film. JR: Tu m’as dit : « On y va ! »

OP: Le film est un voyage à travers la France, mais c’est aussi un voyage à travers la mémoire, intime et collective. Des ouvriers, des agriculteurs, des villageois.

JR: Là où on est, on sent très vite si on va faire contact.

AV: Il y a quelque chose que j’aime chez toi, c’est ta rapidité. Dès qu’on rencontre des gens, tu imagines tout de suite ce qu’on peut faire avec eux. Par exemple, ce facteur de Bonnieux que j’avais connu, que je voulais te faire connaître parce que j’aime bien les facteurs, j’aime bien les courriers, j’aime bien les timbres. Toi qui communiques essentiellement sur la toile et qui reçois quelque 20000 likes quand tu postes une image, tu as été d’accord de faire de ce facteur un héros de village en format géant.

JR: Sur trois étages…

AV: Il était fier d’être si grand. De là, on a roulé vers les Alpes-de-Haute-Provence.

JR: Et vers Château-Arnoux, quelqu’un nous a parlé de cette usine.

AV: Je connaissais le gars du cinéma local, Jimmy Andreani. J’y avais présenté Sans toit ni loi. Il nous a présenté l’usine.

JR: Un peu dangereuse (classée Seveso, seuil haut). Par curiosité, on est allés voir. On a fait des rencontres et on a trouvé des idées là-bas.

AV: C’est beau, les lieux industriels. Et les gens qui y travaillent sont bienveillants.

JR: Ils ont joué le jeu avec nous pour une photo de groupe. Ailleurs, parfois, je croyais te faire découvrir un lieu et tu y avais été des années plus tôt. Les images que tu avais faites il y a longtemps m’inspiraient. Ces collages que l’on voit dans le film sont le fruit de notre collaboration.

AV: Souvent, ce sont des photos de moi que tu colles.

JR: Oui, c’est vrai.

AV: Comme la grande chèvre avec des cornes, c’était une photo que j’avais prise en repérage.

JR: On a passé pas mal de temps avec cette femme, Patricia, qui garde les cornes de ses chèvres alors que d’autres les brûlent au premier âge des bêtes.

AV: Les gens sont intenses dans leur travail et dans leurs propos. Oui, cette femme, elle s’est emballée sur ce sujet des cornes de chèvres avec une conviction impressionnante.

JR: Et dans le Nord aussi, on a entendu des paroles fortes.

AV: Aujourd’hui, il n’y a plus de mines, mais on a rencontré une femme, la dernière habitante d’une rue de coron. Elle a parlé de son père mineur, et des anciens mineurs nous ont dit des choses très belles sur un monde qu’on n’a pas connu. C’était intéressant de voir qu’ils en parlaient avec une telle force. Cette femme, Jeannine, nous a émus.

JR: Tu vas en profondeur en interviewant les gens. Cela me captivait de te voir mener ces conversations.

AV: Et toi aussi, tu leur parlais beaucoup.

JR: Bien sûr, j’ai toujours adoré le faire dans tous mes projets, comme j’ai toujours vu dans tes films cette approche qui est la tienne, si douce, si délicate… et féministe aussi.

AV: Ah! Féministe, je suis !

OP: Les femmes sont très présentes dans le film. Vous montrez leur importance dans le monde paysan et le monde ouvrier.

AV: Oui, avec JR nous étions d’accord qu’il y a un plaisir et du bon sens à donner la parole aux femmes.

JR: C’était l’idée d’Agnès. Quand je lui ai montré toutes les photos des dockers du Havre, elle a dit: « Mais où sont les femmes? » Donc, j’ai rappelé les dockers et je leur ai demandé : « Est-ce que vos femmes pourraient venir sur le port ? ». Ils m’ont répondu: « Écoute, elles ne sont jamais venues, mais c’est peut-être l’occasion. ». C’était assez dingue de leur faire découvrir le port grâce à ce projet.

AV: C’étaient trois femmes intéressantes qui avaient des choses à dire, donc c’était bien. Moi, ça me faisait plaisir qu’elles se trouvent mises en valeur « pour une fois », comme dit l’une d’entre elles. On a été aidés par les dockers qui ont mis à disposition d’énormes containers. On a construit des colonnes de containers comme un jeu de Lego pour créer des totems. Il faut le voir, c’est mieux que d’en parler. Quelle aventure !

JR: Il faut aussi noter que c’était en plein milieu d’une des grèves les plus importantes des dockers: ça m’étonne toujours qu’ils laissent une place d’honneur à l’art, peu importe ce qui se passe.

AV: C’est l’idée que l’art est pour tout le monde. Si les dockers ont accepté de nous aider, c’est que cela les intéressait qu’on leur propose de participer à un projet artistique.

JR: Un ouvrier de l’usine a dit: « L’art, c’est fait pour surprendre ! » On les dérangeait, mais ils nous acceptaient. Il se passait dans le monde et en France des choses graves et compliquées, mais on tenait à notre projet qui était compris par les gens qu’on rencontrait.

AV: Un projet modeste dans une période de chaos généralisé.

OP: Justement… votre film est apaisant.

AV: Ils aimaient aussi notre bonne humeur et que tu me mettes en boîte. Notre engagement, c’était d’être nous-mêmes et de les impliquer dans notre projet.

OP: Il y a des relations très fortes qui se nouent avec les gens que vous rencontrez. Il y a aussi des souvenirs et des hommages à des disparus, à l’occasion de ces voyages: Nathalie Sarraute, Guy Bourdin, Cartier-Bresson.

AV: Oui je les ai connus. Les évoquer c’est les replacer dans le présent. C’est le résultat qui est présent. Quand je passe devant la maison de Nathalie Sarraute, c’est par hasard et cela me fait plaisir, mais ce qui nous intéresse, tout près de là, c’est l’agriculteur local qui cultive seul 800 hectares.

JR: Ailleurs, on a tourné dans un village abandonné. Il y avait un passé dans ce lieu mais on avait notre camion à images. On a fait une fête avec les gens du coin. C’est à Pirou-Plage, un drôle de nom.

AV: Et le soir, il y avait des centaines de visages sur les murs. Le lendemain, on était partis. On a su que, depuis, le village a été démoli. On est dans le courant de ce qui change.

JR: On ne travaille pas dans le solide, on vit des journées particulières.

AV: C’est toujours ce que j’ai aimé dans les documentaires. On passe quelques jours avec des gens, on fait amitié avec eux et puis on les perd, de la même façon que tu les représentes avec des grandes images qui sont éphémères, qui vont s’effacer des murs. On a conscience qu’on vit des moments privilégiés. Le moment de la rencontre, le moment du tournage et du collage, et puis voilà ! Ça me plaît beaucoup.

JR: Des moments qui ne durent pas mais qui restent gravés.

OP: Comment s’est déroulé le tournage?

AV: On faisait un ou deux déplacements et puis on s’arrêtait, parce que je n’ai plus la force de tourner huit semaines d’affilée, debout dans les champs. On a tourné 2 à 4 jours par mois.

JR: Je trouve que ça fonctionnait bien. Cela nous permettait de décanter, de réfléchir, de voir où ça nous amenait. On commençait le montage. On se parlait pendant des heures pour savoir où aller, comment… J’ai ce côté plus improvisé: « On essaye et on verra si ça marche. » Agnès, elle, pense la séquence en son ensemble et à quelques plans précis. C’est ce qui a renforcé la dynamique de la coréalisation.

AV: Il y a aussi plusieurs générations entre toi et moi: en fait, on n’y pensait pas du tout, même si tu grimpes plus vite que moi dans les escaliers! On était chacun le modèle de l’autre. Moi, je l’ai senti comme ça parce que quand on filmait la façon dont tu fonctionnes, dont tu montes sur les échafaudages, c’est aussi un portrait de toi et de ton travail. De ton côté, tu t’intéressais aussi à moi, à mes yeux chancelants…

JR: Oui, on a essayé de raconter ce qui arrive à tes yeux. Je voulais voir pour toi, mieux que toi qui vois flou… spécialement de loin. J’ai photographié de près tes yeux et les ai montrés de loin. Et tes doigts de pied aussi!

AV: Mes doigts de pied, eh oui… Tes idées me faisaient rire. Ton insistance à me taquiner, mais aussi à inventer les images de notre amitié… Oui, on partage le désir de trouver des liens et des formes.

JR: Il y a une chose dont je veux parler et qui me semble importante : tous les gens que nous avons rencontrés nous ont appris quelque chose. Et c’était réciproque.

AV: Quand on raconte au garagiste l’affaire des chèvres sans cornes, il répond : « Ah! C’est épatant et j’apprends quelque chose, j’en parlerai aux autres. »

JR: D’une personne à l’autre, d’une idée à l’autre, en fait, le film est un collage. OP: Tout le film est un collage, avec JR qui colle ses photos géantes sur les murs et Agnès qui procède à un collage cinématographique, avec des rimes et des charades visuelles.

AV: J’aime beaucoup cette idée que le montage est un collage avec des jeux de mots, des jeux d’images, qui s’installent tout seuls et nous permettent de ne pas dire Chapitre I, Chapitre II. Parfois, je pensais que le montage, dans ma tête, c’était une série de mots qui rimaient: visages, villages, collages, partage…
OP: Et rivage. Parlez-nous de ce blockhaus, ce bunker sur la plage.

JR: J’allais souvent en Normandie faire de la moto sur la plage et j’avais découvert un endroit avec un blockhaus allemand du temps de la guerre, qui est tombé de la falaise, planté au milieu de la plage. J’en parlais à Agnès mais elle ne réagissait pas trop, et puis un jour, je lui ai donné le nom du village et là, ça a fait tilt. Elle m’a dit : « Mais attends, je connais Saint-Aubin-sur-Mer, j’y allais avec Guy Bourdin dans les années cinquante. ». Je l’ai emmenée là-bas et elle m’a emmené à la maison de Guy Bourdin, pas loin de là. Elle m’a montré les photos qu’elle avait faites de lui à l’époque. On a marché tous les deux sur la plage et on s’est dit: « Pourquoi on ne le mettrait pas là? » Le collage a été très éprouvant parce qu’il fallait faire vite. Le blockhaus est gigantesque et la marée montait.

AV: J’avais fait cette photographie de Guy Bourdin assis, les jambes droites, mais tu as eu l’idée de la coller en le penchant, et en fait, ce blockhaus de guerre devenait un berceau avec ce jeune homme qui se reposait. J’ai été énormément touchée de cette transformation de sens de l’image, de ce que c’est devenu, pour peu de temps, et pfuitt! un coup de marée, et tout est parti.

OP: L’aventure de cette photographie-là, en fin de cette séquence-là, me semble tout à fait exemplaire de votre projet: comment c’est arrivé, comment ça s’est développé, et comment cela a disparu.

JR: Le film raconte cela et notre amitié qui a grandi pendant ces aventures. Tu m’as impressionné avec l’aventure de tes yeux, cela me troublait, cela devenait aussi le sujet du film.

AV: Tu exagères, mais c’est vrai que « yeux et regard », c’est important dans ton travail, important dans le film… Tu vois très fort pour aider mes yeux qui voient flou et, paradoxe, tes yeux sont toujours planqués derrière des lunettes noires. On se surprend l’un l’autre, l’une l’autre. J’espère qu’on surprendra surtout les spectateurs par notre relation et par les témoignages épatants qu’on a recueillis. Certaines des paroles entendues sont à tout jamais dans ma tête.

OP: La fin du film m’a semblé surprenante. AV: C’est une surprise que nous avons vécue et que je ne souhaite pas commenter.

JR: Quand on a pris le train, je ne savais pas où Agnès m’emmenait, c’était le jeu. Puis, on a cessé de jouer, tout est devenu vrai, une aventure. Ensuite, on a regardé le lac Léman…

AV: … qui est clément (c’est connu) et c’est là qu’on a quitté le film.

Olivier Père : directeur de l’Unité Cinéma d’Arte France

 
#VisagesVillages

mercredi 21 juin 2017

SONG TO SONG


Au cinéma le 12 juillet 2017

AMOUR. OBSESSION. TRAHISON.

Ce making of nous donne une idée de l'ambiance voulue par le réalisateur pour son film. La musique tient bien entendu une place importante dans cette histoire et l'atmosphère d'un concert live paraît être un bon cadre pour faire vivre le scénario.

Making of (VOSTFR)


ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR TERRENCE MALICK
(Les moissons du ciel, La ligne rouge, Palme d'or pour The Tree of Life...)

Avec
Michael Fassbender
Ryan Gosling
Rooney Mara
Natalie Portman


Résumé : Une histoire d'amour moderne, sur la scène musicale d'Austin au Texas, deux couples - d'un côté Faye (Rooney Mara) et le chanteur BV (Ryan Gosling), et de l'autre un magnat de l'industrie musicale (Michael Fassbender) et une serveuse (Natalie Portman) - voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock'n'roll fait de séduction et de trahison.

Bande annonce (VOSTFR)


   
#SongToSong


Autre post du blog lié à SONG TO SONG

mardi 20 juin 2017

EVERYTHING EVERYTHING


Romance/Drame/De jeunes acteurs convaincants, des idées de mises en scènes originales, mais peu d'émotions 

Réalisé par Stella Meghie
Avec Amandla Stenberg, Nick Robinson, Ana de la Reguera, Anika Noni Rose, Taylor Hickson, Danube R. Hermosillo, Farryn VanHumbeck, Robert Lawrenson, Peter Benson...

Long-métrage Américain
Durée: 01h36mn
Année de production: 2017
Distributeur: Warner Bros. France 

Date de sortie sur les écrans américains : 19 mai 2017
Date de sortie sur nos écrans : 21 juin 2017


Résumé : Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l'air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l'histoire d'amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d'une maladie l'empêchant de quitter l'environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n'entravent leur idylle. 

Maddy n'aspire qu'à sortir de chez elle et à découvrir le monde extérieur et à goûter à ses premiers émois amoureux. Alors qu'ils ne se voient qu'à travers la fenêtre et ne se parlent que par SMS, Maddy et Olly nouent une relation très forte qui les pousse à braver le danger pour être ensemble… même s'ils risquent de tout perdre.

Bande annonce (VOSTFR)


Bande annonce (VF)


Ce que j'en ai pensé : la réalisatrice Stella Meghie met en scène une romance adolescente avec EVERYTHING, EVERYTHING. Ce film s'inspire du roman éponyme de Nicola Yoon. Stella Meghie a de bonnes idées de mise en scène pour donner vie à l'imagination de Maddy, l'héroïne. Elle brise les barrières physiques qui empêchent les personnages de se retrouver dans la même pièce pour dynamiser les échanges et faire fonctionner l'imagination du spectateur. Les décors sont bien étudiés, notamment la belle maison dans laquelle Maddy habite.


Tant que les deux protagonistes principaux sont séparés, la façon de traiter la situation est originale et sympathique. À partir du moment où, ils sont 'libres' de se retrouver physiquement dans le monde, alors leur relation devient très prévisible. Le plus embêtant est qu'il n'y a pas ou peu d'émotions dans la deuxième partie du film. On comprend les enjeux, cependant la réalisatrice reste trop sur des chemins battus et rabattus. On est ni tristes, ni joyeux. Le film se regarde agréablement, mais sans nous transporter, nous enthousiasmer ou nous inquiéter. Le rythme est un peu inégal, le traitement des sujets est plus ou moins approfondi.

Les deux acteurs principaux forment un jeune couple mignon. On a envie de suivre leurs aventures alors qu'ils vivent ce premier amour dans des conditions particulières.
Amandla Stenberg interprète Maddy, une jeune fille qui a toujours vécu dans une bulle à cause de la maladie. Elle est vraiment mignonne et attachante.




Nick Robinson interprète Olly, un adolescent renfermé, doux et gentil, qui s'éclaire au contact de Maddy.




Malgré sa condition, Maddy est vivante et lumineuse. Nick, de son côté, est plus sombre, il cache sa peine et sa douleur. Ils se complètent et vont bien ensemble.




EVERYTHING, EVERYTHING est un petit film dramatico-romantique qui aurait mérité plus d'intensité dans la mise en place des émotions. Son scénario a de bons moments, mais reste principalement prévisible. Ce long-métrage est agréable à regarder, notamment dans sa première partie et grâce à ses deux acteurs principaux, mais il aurait être plus enthousiasmant, dans son ensemble, pour les spectateurs.


Everything Everything
le roman qui a inspiré le film
publié aux éditions Bayard


Madeline Whittier vient de fêter son dix-huitième anniversaire, et elle n’est jamais sortie de chez elle. Elle est atteinte d’une maladie auto-immune, qui la rend allergique au monde. Pour entrer dans sa maison, les gens doivent passer par un local de décontamination et un sas stérile. Madeline ne reçoit jamais de visiteurs. Elle ne voit personne d’autre que sa mère et Clara, son infirmière.

Un jour, de nouveaux voisins arrivent, et Madeline ne peut s’empêcher de les espionner. Surtout le fils de la famille, Olly, qui a quelque chose de fascinant. Lui aussi est intrigué par son étrange et jolie voisine, toujours à sa fenêtre. Tous deux commencent une correspondance par mail, jusqu’à ce que la jeune fille ne supporte plus de ne pas voir Olly en vrai. La rencontre est un véritable coup de foudre.

Désormais, pour Madeline, l’idée de tout ce qu’elle rate est intolérable. Elle décide donc de braver l’interdiction absolue et, au péril de sa vie, de fuir avec Olly pour passer quelques jours à Honolulu... Un coup de coeur incontournable, un roman d’une puissance émotionnelle rare, un coup de théâtre final : à lire absolument !

Nicola Yoon a grandi en Jamaïque et à Brooklyn. Elle vit aujourd’hui à Los Angeles avec sa fille et son mari, qui a réalisé les illustrations intérieures de Everything Everything. Il s’agit de son premier roman.

Ce roman figure sur le New York Times best-sellers review depuis sa publication, aux USA. Son nouveau roman The Sun is also a star, sortira le 5 juillet en France, aux éditions Bayard.

Edition spéciale avec les photos du film
En librairie le 7 juin

350 pages
138 x 210 mm
16,90 €

NOTES DE PRODUCTION 
(A ne lire qu'après avoir vu le film pour éviter les spoilers !)

Warner Bros. Pictures and Metro-Goldwyn-Mayer Pictures présentent la romance “Everything, Everything,” réalisé par Stella Meghie d’après le bestseller éponyme de Nicola Yoon. Et si tu ne connaissais rien du monde extérieur? Ni la sensation de l’air frais sur ta peau, ni la chaleur du soleil sur ton visage… ni le baiser de ton voisin? Everything, Everything raconte l'histoire d'amour inattendue entre Maddy, adolescente futée, ouverte et inventive, et son voisin Olly. Même si la jeune fille de 18 ans souffre d'une maladie l'empêchant de quitter l'environnement aseptisé de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances entravent leur idylle. Au casting, Amandla Stenberg joue le rôle de Maddy et Nick Robinson celui de Olly. On trouve également Ana de la Reguera dans le rôle de Carla, l’infirmière, et Anika Noni Rose qui incarne Pauline, la mère de Maddy. Leslie Morgenstein et Elysa Dutton de Alloy Entertainment on produit le film, Victor Ho en était le producteur exécutif et le scenario est de J. Mills Goodloe. L’équipe artistique comporte le directeur de photo Igor Jadue-Lillo, la chef décoratrice Charisse Cardenas, la monteuse Nancy Richardson, la créatrice de costumes Avery Plewes et le compositeur Ludwig Göransson. Warner Bros. Pictures et Metro-Goldwyn-Mayer Pictures présentent Everything, Everything, produit par Alloy Entertainment. Le film sera mondialement distribué par Warner Bros. Pictures, Warner Bros. Entertainment Company et MGM. Maddy: Je m’appelle Maddy Whittier. Et toi? Olly: Olly. T’es assignee à residence? Maddy: …

“Ca fait 17 ans que je ne suis pas sortie de chez moi. Quand je parle avec lui, j’ai l’impression d’être dehors.”

PREMIER AMOUR

Madeline Whittier meurt d’envie de connaitre le monde extérieur et sa première histoire d’amour. Avec Olly, son nouveau voisin, elle échange de longs regards à travers les fenêtres et discute par sms - un lien profond se tisse et les pousse à tout risquer pour être ensemble… quitte à tout perdre. « J’avais envie de mettre tout le livre de Nicola Yoon dans le film», raconte Stella Meghie, la réalisatrice. « Il y avait tellement de choses que je voulais inclure, un tas de petits moments, comme tous leurs textos. Nicola a écrit quelque chose de si drôle et touchant, et honnête, et même fantastique, que je tenais à ce que l’on retrouve toute cette émotion dans le film». Amandla Stenberg incarne Maddy et réagit au livre et au scénario de la même façon : «J’ai tout de suite accroché au côté excentrique de l’histoire, sa fantaisie, l’émotion palpable. Surtout en tant qu’adolescente. J’ai aussi adoré le fait que ce magnifique et important film d’amour entre ados puisse sublimer l’amour interracial».

Bien que les protagonistes du film aient tous deux 18 ans, Yoon s’est inspirée de son expérience de toute jeune maman pour son livre. «Je pensais à toutes ces petites choses qui préoccupent les mamans ; que ma fille mange de la terre ou qu’elle s’enrhume», avoue-t-elle. « Et puis j’ai imaginé ce que pourrait être la vie d’une ado nécessitant le même niveau de protection qu’un jeune enfant. Et ce, pendant toute sa vie. Ensuite, j’ai adopté le point de vue de la mère et je me posais des questions sur la crise de l’adolescence : comment ça se passe si on ne peut vraiment, mais vraiment pas, vivre cette crise? » « Et puis », continue Yoon, « que se passerait-il si un jour un garçon canon emménageait dans la maison d’à coté et bouleversait toute la vie de la fille ? Parce que les garçons canons bouleversent toujours tout », rajoute-t–elle mutine. Nick Robinson qui joue le rôle du jeune voisin Olly Bright, reprend à son tour : «J’avais l’impression qu’Everything, Everything avait quelque chose de nouveau, que Nicola apportait de la nouveauté à la littérature pour adolescents. J’ai déjà travaillé ce genre mais là, il y avait une nouvelle approche, de l’originalité». 

La productrice Leslie Morgenstein ajoute : «Pendant tout le livre et maintenant le film, on vit les choses de la même façon que Maddy, donc on découvre Olly à travers le point de vue de Maddy. On sent immédiatement qu’Olly suscite sa curiosité et au fur et à mesure qu’elle apprend à le connaître, nous le découvrons aussi. Il a un coté sombre, probablement à cause des problèmes chez lui, mais autrement il est drôle et a un grand cœur. Olly est l’étincelle qui déclenche le feu en Maddy; il lui donne envie de sortir de sa maison, de risquer sa vie pour tenter sa chance en amour». La productrice Elysa Dutton est d’accord : « Je pense que cet empressement face à l’amour parle aux gens et surtout aux adolescents. Un premier amour est si formidable et Maddy a raté tellement de ‘premières fois’ dans sa vie ! Cette fois, elle n’a aucune intention de passer à côté. Elle sait que ca peut mettre sa vie en danger mais elle n’a pas le choix, elle doit prendre ce risque pour vivre pleinement».

«Stella Meghie a réussi à imprégner le film d’un certain style parce qu’elle aime énormément le livre de Nicola Yoon et parce qu’elle a une vraie maitrise de ce qui rend un film à la fois grand publique et unique », explique la jeune Amandla Stenberg. «Le film complète totalement le livre mais tout en ayant sa propre identité». «Nous nous retrouvons tous dans cette histoire qui parle de dépasser ses limites, de tenter sa chance dans la vie, » renchérit Stella Meghie. « Moi, j’ai complètement adhéré. Et une histoire d’amour est toujours belle, à tout âge. Nous avons tous connu ça… ou nous le connaitrons».

OLLY 
Donc, les calculs différentiels sont les maths du changement. Ils ne prédisent pas forcément l’avenir mais donnent une indication».

MADDY 
Comme quoi?” 
{Il va penser qu’on n’a rien en commun.}

OLLY 
Comme le fait que les gens sont imprévisibles.” 
{J’ai encore plus le trac qu’elle pourtant elle n’est jamais sortie de sa maison.}

MADDY 
Je ne te voyais pas comme un matheux.” 
{Il est canon ET intelligent.} 

OLLY 
Je ne suis pas matheux.” 
{Elle pense que je suis stupide.}

Amandla: Maddy a une maladie qui met en péril son système immunitaire et elle ne peut sortir de sa maison. Sa vie est plutôt rangée et fade jusqu’à l’arrivée du garçon qui emménage a coté. Et là c’est le coup de foudre. Pour la première fois elle se demande si ca ne vaudrait pas la peine de prendre des risques et vivre plus de choses.

Nick: Je pense qu’au début Maddy est attirée parce qu’elle est intriguée. Elle connait peu de choses du monde extérieur et Olly représente une échappatoire, une façon de sortir du train-train de son quotidien. Il est d’abord une idée et ensuite, lorsqu’ils commencent à communiquer, elle est attirée par sa personne et du coup la relation devient plus profonde et sérieuse. Amandla: Ils tombent amoureux à travers les murs en verre de sa maison. En textant et en utilisant internet pour se parler…

Nick: Ils ont beaucoup de choses en commun, à l’intérieur des murs comme à l’extérieur. Il a un côté un peu pince sans rire qui parle à Maddy parce qu’elle gère ses problèmes à travers l’humour. Les choses se font plutôt naturellement, en dépit des circonstances peu naturelles...

Amandla: …jusqu’au moment où Maddy doit choisir entre sa santé et ce garçon du monde extérieur. Elle préfèrerait vivre plus intensément et tout risquer

Amandla Stenberg dresse le portrait d’Olly: «Olly s’habille toujours en noir, il fait du skate et son mot fétiche est ‘macabre’. Je pense qu’il tourneboule Maddy parce qu’elle a une vie rangée, maitrisée, propre et plan-plan. Il lui propose une vision plus large, même si au début ils ne peuvent pas trop interagir. Un lien s’établit parce qu’Olly est lui aussi enfermé dans sa propre vie. Ils sont tous les deux isolés dans leur vie de famille, mais pas pour les mêmes raisons». « Olly est résistant», poursuit Nick Robinson. « Il encaisse les coups. A cause d’un père violent, il protège et s’occupe de sa famille. Maddy a une incroyable imagination et Olly fait souvent partie de ses rêveries. Et Maddy, cette fille enfermée dans une prison vitrée, fascine Olly : va-t-il attirer son attention ? Combien de temps restera-t-elle à la fenêtre ? Je pense que leur relation se construit à partir de ce qu’ils projettent l’un sur l’autre». Les deux acteurs ont aimé explorer ce premier amour étrange et souvent maladroit, et y trouvant de la normalité malgré son intrinsèque étrangeté. « Je n’avais jamais rencontré Amandla, on ne m’en avait dit que du bien donc j’avais hâte de travailler avec elle », indique Nick Robinson. «Elle est tout simplement géniale et j’ai passé un super moment avec elle». 

« Nick est super sympa », affirme à son tour Amandla Stenberg. « On a vécu plein d’aventures pendant le tournage. On s’est baladés en voiture autour de Vancouver en écoutant de la musique, on s’est promenés dans la foret ou au bord de la rivière. On s’est rapprochés et on est devenu de bons amis». La réalisatrice Stella Meghie confie que « Amandla et Nick ont été fantastiques. Nick est attentionné et c’est une qualité que je recherchais. Il dégage de la sagesse, de l’honnêteté et rend Olly crédible, même quand celui-ci dit des choses mielleuses». « Et Amandla est tout simplement un ange », déclare-t-elle. « Comme Maddy, elle est intelligente et mure mais aussi romantique et elle a apporté toute cette sensibilité au personnage. Mon but était que non seulement les personnages soient crédibles, mais que leur attirance l’un pour l’autre le soit aussi. Amandla et Nick se sont tout de suite entendus et leur alchimie naturelle se voit dans le film».

Avant l’arrivée d’Olly, le monde de Maddy se réduisait à trois personnes : sa mère Pauline, son infirmière Carla, et Rosa la fille de celle-ci. Pauline est tout à la fois la mère de Maddy, son médecin et sa meilleure amie. Une telle amitié entre une ado et sa mère peut paraître inhabituelle mais pas pour Maddy qui dépend de sa mère pour quasiment tout. Et d’une certaine façon, Pauline compte tout autant sur Maddy : son mari et son fils sont morts lorsque Maddy était bébé et depuis elles sont tout l’une pour l’autre. Le film commence par le 18ème anniversaire de Maddy, évènement important pour tout adolescent. Pour Maddy, en guise de fête, il y aura la prise de tension, de température et autres signes vitaux ; le traditionnel gâteau à la vanille ; la partie de « Scrabble phonétique » ; et le film qu’elles regardent pour la énième fois. 

«J’ai écrit le personnage de Pauline en m’inspirant de l’intimité que j’aimerais avoir avec ma propre fille » évoque l’auteur Nicola Yoon. « Elles sont vraiment proches. Mais même si l’amour, tout type d’amour, rend heureux, l’amour rend également vulnérable. Donc en écrivant le livre et en explorant les différents types d’amour, j’essayais de poser la question : est ce que ça en vaut la peine ? Toute cette vulnérabilité, le risque d’avoir le cœur brisé, de tout perdre». Anika Noni Rose incarne Pauline, la mère de Maddy. Elle remarque que l’on «ne voit pas souvent de personnes de couleur dans ce genre d’histoire. Le livre est magique et fantasque, ce que l’on retrouve rarement dans l’histoire d’une femme de couleur et sa fille». Autre élément d’importance pour Anika Noni Rose, la présence de Stenberg au cast : « Lorsque j’ai appris qu’Amandla était sur le projet, j’ai été encore plus intéressée », reconnait-elle. 

« Nous avions déjà échangé en ligne, sur nos lectures par exemple, et j’étais donc très au courant de son actualité. Je pense qu’elle a une intelligence hors norme, qu’elle est progressiste et a une conscience politique. Pendant le tournage, j’ai vraiment appris à l’aimer. Elle est drôle, de très bonne compagnie et j’ai été ravie d’avoir cette opportunité de travailler avec elle». Anika Noni Rose a aussi été fascinée par le personnage de Maddy et sa situation : « C’est une ado qui a quasiment aucun contact avec le monde extérieur, chose que la plupart d’entre nous trouverait étrange. Et puis elle rencontre un jeune homme qui ne la trouve pas étrange du tout» analyse-t-elle. «Au contraire, tout ce qui la rend étrange est perçu par Olly comme étant attendrissant ou intéressant. Donc pour la première fois, au lieu de se sentir comme un oiseau bizarre, Maddy se sent plutôt comme un oiseau exotique… quelque chose de magnifique». 

Contrairement à sa fille, Pauline a connu l’amour… et l’a perdu. D’après Anika Noni Rose, « Pauline est très intelligente, très déterminée, très fonceuse et même ultra mèrecadrante. Elle a besoin d’ordre parce que la mort de son mari et de son fils a créé trop de désordre dans sa vie. Les craintes qui perdurent depuis cette tragédie sont à la base de l’amour que Pauline porte à Maddy. La crainte n’anéanti pas l’amour, elle l’intensifie. Quand on s’accroche à quelque chose à ce point, elle nous échappe inévitablement». 

« Nous étions tellement contents qu’Anika joue le rôle de Pauline,» déclare Elysa Dutton, une des productrices d’Alloy Entertainment. « Elle a une telle amplitude de jeu et on savait qu’elle arriverait à transmettre l’amour de cette mère envers sa fille. Elle joue une mère, un médecin qui prend son rôle de soignant très au sérieux». En contrepoint de l’ardeur un peu rigide de Pauline, il y a le personnage de Carla, l’infirmière de Maddy, joué par Ana de la Reguera. Cela fait 15 ans qu’elle illumine la vie de Maddy comme un rayon de soleil. « Je trouvais l’histoire tellement belle donc j’étais immédiatement intéressée par le rôle», se souvient Ana de la Reguera. « J’ai adoré faire partie de ce casting intime et j’ai adoré mon personnage et sa relation avec Maddy. C’est comme si Maddy était sa deuxième fille; elles comptent beaucoup l’une pour l’autre. Et Amandla est parfaite pour le rôle. C’est une artiste, elle est sensible, douce et intelligente. Elle a toutes les qualités de Maddy et c’est une fille extra».

Au sujet du personnage de Carla, Ana de la Reguera explique « qu’à force de passer autant de temps avec un ‘patient’, on devient plus qu’une infirmière. On fait la cuisine, on lit des histoires, on fait le ménage et les lessives. On finit par faire partie de la famille et parfois on devient de bons amis». Preuve de l’amour de Carla pour Maddy, «c’est Carla qui amènera Olly dans l’univers de Maddy,» dévoile la comédienne.

De plus, Carla introduit une autre personne extérieure: il s’agit de Rosa sa fille qui a le même âge que Maddy et s’apprête à partir à l’université. Carla travaille chez Maddy depuis quinze ans et les deux filles, amies de longue date, sont comme des sœurs. «Carla est une seconde mère pour Maddy donc c’est comme si Rosa et Maddy la partageaient. Elles sont comme des soeurs et ont une amitié qui durera toute la vie. Rosa représente aussi le seul lien entre Maddy et une vraie ado,» explique Ana de la Reguera. Bien que Rosa n’apparaisse pas réellement dans le livre, sa présence physique dans le film crée un contraste intéressant entre une adolescente sur le point de prendre son envol et Maddy qui mène, et mènera, une existence confinée. 

La comédienne Danube R. Hermosillo incarne cette amie et seul autre adolescent. Jusqu’à l’arrivée d’Olly. « Ce qui m’a attiré chez Rosa c’est sa fougue », confie Danube Hermosillo. « Elle possède une soif d’autonomie et une curiosité du monde. Elle veut quitter sa famille, aller à l’université et changer d’environnement pour se découvrir. Pour Maddy, de tels changements de vie sont de l’ordre du fantasme. Alors grâce à Rosa, elle vit un peu par procuration ». La réalisatrice Stella Meghie décrit les deux comédiennes Ana de la Reguera et Danube Hermosillo: « Ana est tellement joyeuse et Danube est une bouffée d’oxygène et voilà exactement ce que je voulais pour Carla et Rosa. Les deux ont donné vie à leurs personnages tout comme Carla et Rosa donnent vie et illuminent le monde de Maddy».


Je rêve que j’ai fugué avec le garçon que j’aime. Je rêve que j’ai vu la mer et elle était infinie, je ne trouvais pas la fin. Je rêve que je m’endors dans une chambre agitée avec le garçon qui 13 m’aime et je rêve que j’ai fugué avec le garçon que j’aime. Je rêve que j’ai vu la mer et elle était infinie, je ne trouvais pas la fin. Je rêve que je m’endors dans une chambre agitée et je rêve de la vie que je mène déjà.

PRENDRE DES RISQUES

Il est curieux de constater que le prénom Amandla signifie «puissance» et que la comédienne incarne un personnage qui en a eu très peu. «Peu importe ce qu’ils vivent, peu importe les détails, la plupart des ados partagent un sentiment d’impuissance, ils savent ce que c’est que de se sentir piégé. C’est juste démesuré chez Maddy», expose la comédienne. «J’étais attirée par cette vérité dans l’histoire qui s’applique à tout un chacun : on s’est tous demandé ‘Que suis-je prêt à risquer pour vivre une vie plus intense ?’». « Maddy a vécu dans un monde à elle, nourri de son imagination et de sa créativité mais isolé du reste de la société », dit la productrice Elysa Dutton. 

« Aujourd’hui, nous nous sentons très proches grâce à la technologie et aux réseaux sociaux. Mais même avec tout ça, Maddy reste très éloignée de tout ce que nous tenons pour acquis». Et ce sera grâce à Olly que Maddy trouvera un peu de puissance pour faire ce premier pas et sortir de sa maison. Mais c’est pour elle-même qu’elle décidera de faire le grand saut dans le vide, d’aller plus loin et prendre un plus grand risque. Elle sera déterminée et désireuse d’aller bien au delà que le bout de son jardin… vers un endroit dont elle a toujours rêvé.

Les jours sont identiques. Peut être qu’aujourd’hui sera différent…

« Le voyage à Hawaii est à la fois audacieux, innocent, sexy and fantasque », dévoile Stella Meghie. «Je voulais absolument transposer à l’écran ce que l’on ressent en lisant le livre. Apporter ce ton au film était très important pour moi». Dans le livre, Maddy et Olly partent à Maui mais c’est vers le Mexique que se porte l’équipe de repérages décors. La côte près de Puerto Vallarta/Riviera Nayarit a servi de décor pour l’ile paradisiaque des rêves de Maddy. « C’était un de mes repérages préférés », se rappelle Charisse Cardenas, chef décoratrice. « Il me fallait des eaux cristallines, scintillantes, avec des poissons pour les plans dans l’eau. Et il fallait aussi une falaise pour les sauts». Cardenas explique que la plupart des repérages se sont fait par bateau. « On a trouvé un joli petit endroit, la plage Majahuitas à Bahia de Banderas, où nous avons tourné les baignades et le saut. C’était époustouflant». Pour la chambre d’hôtel de Maddy et Olly, Cardenas se souvient que « trouver la chambre idéale était aussi très important. Stella et moi-même voulions une vue sur mer étant donné l’importance que revêt la mer pour Maddy. On a trouvé un endroit génial, San Pancho, on a rajouté quelques touches hawaiiennes, un peu de peinture et à la fin ça fonctionnait super bien ! » Les scènes ont été bouclées en quatre jours mais ce furent quatre jours caniculaires malgré la saison (l’automne). Heureusement, la cantine s’est bien occupée de l’équipe en distribuant de l’eau et des oranges et l’océan Pacifique offrait une pause rafraîchissante entre les prises.

LE MONDE PERCEPTIBLE

« La première image du film est Maddy dans sa véranda, se balançant dans un fauteuil géant. C’est sa pièce préférée » décrit la réalisatrice. « Elle est coincée dans cette maison mais elle est quand même heureuse. Elle est toujours optimiste, pas simplement résignée. Elle s’est créé un monde à elle et ressent une sorte de contentement et voilà où nous la rencontrons au début : dans un genre de statu quo». Pour incarner la fraicheur de Maddy et son positivisme, Meghie et l’équipe artistique ont opté pour une certaine légèreté dans leurs créations. Meghie sourit et raconte : « J’étais fixée sur une palette apaisante de couleurs pastel, ce qui finit par énerver tout le monde. On a donc un film avec des verts pales, des bleus, des mauves et des jaunes, tous plutôt feutrés à l’intérieur de la maison et vifs une fois qu’elle se trouve à l’extérieur. » La ville de Vancouver au Canada a servi pour évoquer la San Fernando Valley de Los Angeles. Le décor de la maison des Whittier était fondamental puisque l’histoire s’y déroule presque entièrement. 

La chef décoratrice Charisse Cardenas explique comment ils ont recrée la maison de Maddy: « Une maison sur la rue Groveland nous plaisait puisqu’elle comportait tous les éléments intérieurs dont nous avions besoin et s’accordait parfaitement avec les décors que nous allions créer en studio. Nous avons changé la déco des parties communes de la maison (salon, cuisine…) en mettant des tableaux ou des coussins de notre palette de couleurs. Nous avons remanié l’intérieur de la maison pour réduire un peu sa taille et avons rajouté des plantes et des murs à l’extérieur pour masquer la magnifique vue sur Vancouver». Pour les extérieurs, l’équipe a choisi une maison sur Belmont Avenue et Cardenas précise que celle-ci n’était évidemment pas équipée de salle de décontamination : « Nous l’avons donc construite devant la porte d’entrée et Stella et moi étions confiantes que cela marcherait. Je pense que c’est réussi». Ils ont aussi triché un peu pour harmoniser la maison de Maddy et celle d’Olly : le directeur de la photo Igor Jadue-Lillo a placé une camera sur le toit pour tourner les nombreuses scènes ‘de fenêtre à fenêtre’ entre Maddy et Olly. Les décors dans lesquels Maddy passe le plus grand de son temps, sa chambre et la véranda, ont été construits aux Bridge Studios. Cardenas et Meghie voulaient créer un environnement chic et sophistiqué pour Maddy, tout en restant proche des descriptions du livre afin que les fans retrouvent l’univers. 

Cardenas se souvient avoir eu plaisir à construire la véranda : « La mère de Maddy fait clairement un effort pour que l’extérieur rentre le plus possible à l’intérieur de la maison. Stella m’a montré une photo des années 70 d’un lieu magnifique avec des plantes grimpantes autour des fenêtres dont nous nous sommes inspirés. Nous avons construit un mur de pierres avec un petit ruisseau et un mur de végétation avec des succulents et des fleurs. Maddy est entourée de nature dans sa véranda, toute proche mais inaccessible. » « La véranda est un parfait exemple du fait que Pauline souhaite offrir à Maddy bien plus que juste une vie entre quatre murs », rajoute Leslie Morgenstein, productrice d’Alloy Entertainment. 

« Elle a crée une maison unique dans laquelle elle pense avoir apporté le monde extérieur pour que Maddy n’ait pas l’impression d’y être confinée. » Il y a une atmosphère similaire dans la chambre de Maddy : « Nous y avons mis beaucoup de ses dessins et construit plusieurs de ses maquettes architecturales, » poursuit Charisse Cardenas. « Dans le film, Maddy y rentre carrément lorsqu’elle parle à Olly. Nous avons aussi accroché une peinture murale de plantes du 18ème siècle pour donner une impression d’extérieur». Ce à quoi Stella Meghie renchérit: « Au départ, en imaginant le look du film, j’ai eu l’idée de rajouter des éléments oniriques - comme de faire vivre ses maquettes - mais par petites touches ici et là, presque organiquement. » Autre exemple, traduire le ressenti de Maddy quand dans le livre elle dit « Quand je parle avec lui, j’ai l’impression d’être à l’extérieur». Meghie développe : «A mon sens, une des plus belles scènes du film est quand Maddy est allongée sur son lit, au téléphone avec Olly. Nous avons filmé Maddy par en-haut mais pour le contrechamp, au lieu de filmer le plafond, nous avons filmé le ciel et les étoiles. Parce que je pense que c’est ainsi que Maddy ressent son environnement, elle voit au delà des murs »

LIFE IS SHORTTM 
(LA VIE EST COURTE) 
DE MADELINE

Pour faire rentrer le public dans l’univers de Maddy, la réalisatrice se sert des conversations entre Maddy et Olly, mais aussi de maquettes que Maddy dessine en tant qu’architecte en devenir. « Nous avons adapté certains sms pour que, à travers l’imagination de Maddy, les personnages se retrouvent dans la même pièce. Mais tout se passe dans la tête de Maddy». Les maquettes de Maddy sont inspirées des décors du tournage. Le premier, Moderne Burger, est un fast-food des années 50 qui a nécessité très peu de modifications. « C’était un lieu tellement cool que nous avons pu tourner quasiment tel quel, » affirme Charisse Cardenas la chef décoratrice. « On a rajouté quelques affiches de pin-ups mais c’est tout. Nous avons transmis les dessins du lieu au maquettiste et il a construit la maquette de Maddy». De même pour la bibliothèque dessinée par Maddy, fervente lectrice. « Nous avons filmé la bibliothèque en l’état», développe Cardenas. « Nous avons fait de nombreux repérages et je l’ai trouvé à Langley, une banlieue de Vancouver. La structure était une merveille architecturale et nous étions très contents de la trouver». Un dernier endroit à Vancouver a servi pour remplacer un lieu hawaiien : El Kartel, bastion de la mode et de la culture, a été converti en surf shop dans lequel Maddy achete son premier maillot de bain.

« J’ai 100 t-shirts blancs…

L’univers de Maddy est tout en noir et blanc – les règles sont immuables, il n’y pas de zone de gris et jusque là, Maddy n’a jamais transgressé. Son monde sans nuances et sans marge de manœuvre est reflété dans ses choix vestimentaires : elle a choisit de s’habiller presque exclusivement en blanc.
… c’est mon uniforme de base. »

La costumière Avery Plewes explique l’importance que revêtent les costumes: « Ado, j’étais très contrariée lorsque je voyais l’adaptation d’un roman que j’avais adoré, mais dont les costumes n’était pas tout à fait pareils que dans le livre. Je voulais donc rendre justice à Nicola Yoon et à ses fans fidèles. J’ai lu le livre à peu près trois fois pour être certaine de connaître les traits de caractère de chaque personnage et aussi les références de Nicole». « C’était plutôt clair pour les costumes de Maddy», continue Plewes, « parce que le livre nous décrit clairement son attitude et son style. Je suis partie de sa base telle que décrite dans le livre : un t-shirt blanc, des jeans, des Keds », [NDLR : basquets blanches type Bensimon]. 

« Exactement comme dans le livre. Je voulais que ce soit intemporel mais aussi contemporain, donc pour moi il était plus important de se faire une idée de son style et de créer un garde-robe qui rentrait dans son univers dans un deuxième temps». Selon Avery Plewes, « il n’est pas difficile de travailler le blanc sauf que le blanc dans une cabine d’essayage est très différent de celui rendu par une caméra. Nous avons essayé des douzaines de t-shirts blancs et s’en est devenu comique. J’ai constitué un stock de t-shirts blancs, de jeans et de pyjamas blancs, et ensuite j’ai crée des ensembles en mélangeant les hauts et les bas. Quelqu’un qui n’est pas de la profession n’y verrait que des t-shirts blancs mais en fait ils sont tous différents: un ourlet en diagonal, sans manches, à encolures différentes, en jersey, en fil flammé… Au final nous avons essayé tous les fils et toutes les coupes possible. Sauf le col en V, Stella et moi étions contre le col en V. Pour le côté intemporel, le col rond est ce qu’il y a de mieux». 

Bien qu’elle ne porte que du blanc, Maddy avoue que sa couleur préférée est le bleuvert. Plewes confie qu’il « était très important d’utiliser cette couleur. Elle symbolise la mer dont Maddy rêve mais qu’elle ne connaît pas. Le moment venu dans l’histoire, il était impératif pour moi de passer à cette couleur pour souligner l’importance de ce moment dans la vie de Maddy». Maddy a un premier geste de révolte lorsqu’elle commande un pull en ligne. La créatrice de costumes explique comment elle a trouvé le pull en question : « J’avais perdu mes lunettes de soleil et je suis rentrée dans un magasin où il j’ai trouvé ce haut bleu-vert. Amandla l’a essayé et la couleur était magnifique sur elle. Nous étions convaincu qu’il correspondait à la scène».

La créatrice de costumes a travaillé étroitement avec la réalisatrice Stella Meghie et la comédienne Amandla Stenberg pour s’assurer que chaque choix corresponde non seulement au style de Maddy, mais aussi à la scène dans l’histoire. « Stella et moi avons tellement discuté en amont mais aussi pendant tout le tournage, » se souvient Avery Plewes. « Je fais beaucoup de recherches dans mon travail et nous avons épluché des centaines d’images. Etonnement, il est plus difficile de créer un look que de créer un ensemble élégant. Amandla est très perspicace et créative et a plein d’idées. Lorsque je travaille avec un acteur, je ne veux pas qu’il pense à ses vêtements donc il fallait qu’Amandla se sente à l’aise et que l’esthétique de Maddy soit maintenue. J’y tenais. Au final, le look de Maddy est une collaboration à trois ». Quant au look d’Olly, les descriptions du livre étaient toutes aussi explicites. « Néanmoins, » précise la créatrice, « j’ai regardé beaucoup de skateboarders professionnels ayant un style parce qu’il fallait qu’Olly ait le look de l’emploi. J’ai fait du skate et mes amis aussi et je voulais qu’Olly possède tous les petits détails véridiques d’un skateboarder». Plewes l’a habillé chez Hanes, Gap, Topman, Levi’s et American Apparel. Aux pieds, il porte des Vans et des PF Flyers. Pour Maddy, c’était J. Crew, Brandy Melville, Topshop, Aritzia, Frame avec des Keds et des Birkenstock aux pieds. Mais pour le voyage à Hawaii, Maddy laisse ses 100 t-shirts blancs à la maison…

Pour exprimer la joie que ressent Maddy à l’idée de ce premier voyage, la costumière a voulu égayer ses vêtements. « Je lui ai mis une robe jaune de chez Topshop qui a été teintée expressément pour le film. Elle portait aussi un pull Halogen fait main et un t-shirt Brandy Melville». Et son premier maillot de bain ? Plewes a trouvé le maillot une-pièce jaune vif chez Asos – il a tapé dans l’oeil d’Olly tandis que Maddy le trouve « un peu… petit. »

Olly aussi change un peu son look habituel pour « la version vacances» selon Plewes. « Son idée de coloré est plutôt un maillot de bain bleu de chez Bather et une chemise hawaiienne noire de chez Allsaints. Je lui ai gardé ses Vans parce qu’il me semble que c’est le genre d’ado qui quitte rarement ses Vans». Bien qu’elle ait scrupuleusement collé au livré, Avery Plewes avoue néanmoins qu’elle était stressée lors de sa rencontre avec l’auteur Nicola Yoon. « Le premier jour de sa venue sur le plateau, je l’ai invité à regarder les garde-robes de chaque personnage. Elle était si enthousiaste et franchement contente des ensembles que j’avais crées - c’était un des moments les plus satisfaisants de ce projet».

La soif de liberté… franchir les frontières établies… dépasser ses limites personnelles ou imposées… tout risquer, tout, pour l’amour. Pour adresser les thématiques de l’idéalisme et le besoin de s’évader, le compositeur de musique Ludwig Göransson a conçu une musique enjouée mais néanmoins douce et romantique. Ses créations originales étaient parsemées de chansons d’artistes tels que Anderson .Paak, Billie Eilish, Alabama Shakes, The Internet, Zedd et Alessia Cara, Kehlani, Skylar Stecker… et aussi Amandla Stenberg, la comédienne. « S’il y a une chose à retenir de ce film », dit-elle, « c’est qu’il est important de sortir de sa zone de confort pour vivre des expériences plus riches et plus significatives».

Dans le film, Maddy applique cette philosophie et Stella Meghie espère que le public se reconnaitra dans les personnages : « Nous avons tous, à un moment ou à un autre, cherché cet alter égo dans notre vie amoureuse, familiale ou amicale. Quelqu’un qui nous comprend et qui nous accepte, entièrement. Dès la première fois qu’Olly voit Maddy à la fenêtre, il ne se laisse pas contraindre par les restrictions de la vie de Maddy et il va à sa découverte, il tombe amoureux. C’est ce qui le rend si beau. »

Tout risquer…
…pour l’Amour

#EverythingEverything

lundi 19 juin 2017

MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3



Animation/Aventure/Comédie/Une suite inventive et drôle, un très bon divertissement familial

Un film d'animation réalisé par Pierre Coffin & Kyle Balda
Avec les voix en version originale de Steve Carell, Kristen Wiig, Trey Parker, Miranda Cosgrove, Dana Gaier, Nev Scharrel, Steve Coogan, Jenny Slate et Julie Andrews
Avec les voix en version française de Gad Elmaleh dans le rôle de Gru et Audrey Lamy dans le rôle de Lucy.

Long-métrage Américain
Titre original : Despicable Me 3
Durée: 01h36mn
Année de production: 2017
Distributeur: Universal Pictures International France

Date de sortie sur les écrans américains : 30 juin 2017
Date de sortie sur nos écrans : 5 juillet 2017



Résumé : Dans ce troisième volet, Balthazar Bratt, un ancien enfant star reste obnubilé par le rôle qu'il a interprété dans les années 80. Il va devenir l'ennemi juré de Gru.

Bande annonce (VF)



Bande annonce (VOSTFR)



Ce que j'en ai penséles réalisateurs Kyle Balda et Pierre Coffin reviennent à la tête du troisième opus de leur saga très réussie : MOI, MOCHE ET MÉCHANT. Dans ce nouveau long-métrage d'animation, ils explorent toujours le thème de la famille recomposée, et même de la famille surprise. C'est malin, car ainsi, ils touchent le cœur des petits et des grands, puisqu'on se sent concerné. De plus, étant donné qu'ils gardent une logique par rapport aux arches narratives précédentes, notre attachement aux personnages est déjà existant et nous sommes contents de voir apparaître de nouveaux protagonistes qui viennent enrichir cet univers drôle et coloré. 

Chapeau bas au méchant Balthazar Bratt qui mérite son titre de super méchant. Les idées mises en scène autour de ce personnage sont à la fois cohérentes avec son histoire et originales. 



Les clins d'œils nombreux aux années 80 vont ravir les adultes (notamment la bande originale qui vous fera vous trémousser sur votre fauteuil), pendant que les enfants rigoleront des inventions de Balthazar et des maladresses de Gru et Dru, des jumeaux d'enfer ! Bien sûr, les filles sont toujours attachantes et leurs mini-intrigues parallèles permettent de varier les aventures et de maintenir notre attention au taquet. Il ne faut bien sûr pas oublier les adorables minions qui au fur et à mesure des films affirment leur caractère et se laissent de moins en moins faire, faisant au passage preuve d'éclairs de génie (mais pas trop quand même, rassurez-vous, ils restent fidèles à eux-mêmes). Reste Lucy, femme de tête et mère en formation, qui joue un rôle de trait d'union entre tous les membres de cette attendrissante et délirante famille.






Il est agréable de retrouver les voix des acteurs en version originale. Steve Carell, notamment, offre à Gru et à Dru des variations de ton qui vont parfaitement à leur personnalité. 


Enthousiasmant, drôle, plein d'imagination et de trouvailles, MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3 est une vraie suite qui va vous surprendre par la richesse de ses idées. Fidèle à son côté décalé, le scénario malin intègre éléments anciens et nouveaux pour nous coller le sourire aux lèvres et nous offrir un super divertissement. On en sort détendu et content. Gru & Co sont bons pour le moral !

BANDE ORIGINALE

PHARRELL WILLIAMS REVIENT POUR LA BANDE ORIGINALE DU NOUVEAU FILM D’ILLUMINATION MOI MOCHE ET MÉCHANT 3


PHARRELL WILLIAMS A COMPOSÉ SPÉCIALEMENT CINQ NOUVEAUX TITRES POUR LA BANDE ORIGINALE DU FILM, DONT « THERE’S SOMETHING SPECIAL » ET LE CLIP VIDÉO « YELLOW LIGHT ». ON RETROUVE DANS LE FILM LES MINIONS QUI PRÉPARENT LEUR ÉVASION DE PRISON AU RYTHME DE SON DERNIER TUBE « FREEDOM. » LA BANDE ORIGINALE DU FILM MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 SERA DISPONIBLE À L’ACHAT LE 23 JUIN, VOUS POUVEZ LA PRÉ-COMMANDER SUR CE LIEN DÈS AUJOURD’HUI.

“There’s Something Special”, clip envahi par les Minions de Pharrell Williams


Clip Yellow Light, balade, version jeu vidéo virtuel, de Pharrell Williams et des Minions à travers les rues d’Hollywood 


Columbia Records, New York, le 9 juillet 2017 - Pharrell Williams, auteur-interprète et producteur multi récompensé aux Grammy Awards, rejoint encore une fois l’équipe d’Illumination, pour qui il signe la bande originale du film MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 disponible à la vente à partir de 23 juin sous le label i am OTHER Entertainment/Columbia Records. Disponible à la pré-commande dès aujourd’hui. Pharrell Williams vient de sortir « Yellow Light » un des cinq titres qu’il a écrit et produit pour le film. Vous retrouverez les pérégrinations du chanteur et des Minions à Hollywood dans le clip d’un jeu vidéo disponible ICI au rythme de « There’s Something Special ». Dans la bande originale vous découvrirez les autres morceaux créés pour le film, ainsi que le tube « Freedom » qui illustre à merveille l’évasion de prison des Minions dans le film.

Pour la Bande Originale de MOI MOCHE ET MÉCHANT 3, Pharrell Williams a concocté une play-list de seize titres endiablés. En plus de ses cinq nouvelles chansons, la musique du film comporte une touche vintage grâce au tout nouveau super méchant de la franchise, Balthazar Bratt, un enfant star des années 80, obnubilé par le rôle qui l’a rendu célèbre à l’époque. Le tube  « Bad » de Michael Jackson prend ici toute sa signification et colle parfaitement à la peau de Balthazar. Vous pourrez également y retrouver tous les plus grands tubes des années 80 dont  “Into The Groove” de Madonna,  “99 Luftballons” de Nena et “Take On Me” des norvégiens de a-ha. Trey Parker, le créateur de South Park  qui prête sa voix à Balthazar Bratt interprète spécialement pour l’occasion  « Hug Me » un des plus entêtants des cinq derniers titres de Pharrell Williams. L’artiste écrit et produit les chansons ainsi que les thèmes musicaux de tous les films depuis MOI MOCHE ET MÉCHANT. 

C’est pour MOI MOCHE ET MÉCHANT 2 qu’il avait composé « Happy » le tube international qui avait été en lice aux Oscars dans la catégorie meilleure chanson. Ce titre avait fait souffler un vent de bonne humeur sur le monde entier et engendré des milliers de lip dubs réalisés par les fans des quatre coins du monde. « Happy » s’est classé à la tête d’un nombre inouï de hit parades avec plus de 14 millions de ventes. Le single a été sept fois disque de platine aux USA, faisant de lui le plus grand succès de 2014. MPC Créative est un studio innovant qui rassemble art, commerce, technologie et talent et qui a produit le clip « Yellow Light ». MPC Creative est la branche de Moving Picture Company  (www.moving-picture.com), spécialisée dans la prise en charge A à Z de projets en vue de leur concrétisation. La bande originale de MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 sera disponible sur tous les supports dès le 23 juin. Le film MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 sortira en salle le 5 juillet.

Liste de titres de l’album MOI MOCHE ET MÉCHANT 3  
1. Yellow Light – Pharrell Williams 
2. Hug Me – Pharrell Williams feat. Trey Parker 
3. Bad – Michael Jackson 
4. Take On Me – a-ha 
5. Papa Mama Loca Pipa – The Minions 
6. There’s Something Special – Pharrell Williams 
7. Tiki Babeloo – The Minions 
8. Freedom – Pharrell Williams 
9. Doowit – Pharrell Williams 
10. 99 Luftballoons – Nena 
11. Into The Groove – Madonna 
12. Chuck Berry – Pharrell Williams 
13. Fun, Fun, Fun – Pharrell Williams 
14. Despicable Me – Pharrell Williams 
15. Despicable Me 3 Score Suite – Heitor Pereira 
16. Malatikalano Polatina – The Minions

À propos de MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 
Illumination, qui avait offert au public MOI MOCHE ET MÉCHANT ainsi que les deux plus gros succès en matière d’animation MOI MOCHE ET MÉCHANT 2, en 2013 et LES MINIONS, en 2015, renoue avec les aventures de Gru, Lucy et leurs adorables filles Margo, Edith et Agnès, sans oublier leurs Minions, dans MOI MOCHE ET MÉCHANT 3. Après avoir été licencié sans ménagement de l’AVL pour avoir raté la capture de l’infâme Balthazar Bratt, Gru traverse une période de lourde remise question. Mais quand un inconnu débarque pour lui annoncer qu’il a un frère jumeau, et que ce dernier n’a qu’une envie, à savoir rencontrer son frère pour qu’il lui enseigne l’art de l’ignominie, notre malfrat repenti va reprendre du poil de la bête et retrouver le bonheur d’être moche et méchant. Steve Carell prête de nouveau sa voix à notre héros moche et méchant préféré, mais également à son jumeau Dru. Dans la version française ce sont les frères Elmaleh, Gad et Arieh qui prêteront leurs voix à ce duo infernal. Kristen Wiig en anglais et Audrey Lamy en français reprendront du service avec Lucy, la super espionne amoureuse de Gru, et Trey Parker l’inventeur multi récompensé de South Park s’emparera de Balthazar Bratt, l’ex enfant star des années 80, complètement obsédé par le rôle de super vilain qui l’avait rendu célèbre à la télé de l’époque. C’est David Marsais qui lui prête sa voix dans la version française. L’adversaire à ce jour le plus le spectaculaire et dangereux que Gru ait jamais affronté est prêt à détruire Hollywood ou quiconque se trouvant sur sa route. Le film est réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda, co-réalisé par Eric Guillon, sur un scénario de Cinko Paul et Ken Daurio, produit par Chris Meledandri et Janet Healy pour Illumination, tandis que Chris Renaud les retrouve à la production déléguée.  www.despicable.me

Columbia Records 
Colombia Record est l’une des compagnies de production musicale les plus respectées et prospères du monde, qui manage aussi bien des stars reconnues que des nouveaux talents. Colombia est une filiale en propriété exclusive de Sony Music Entertainment. 

Universal Pictures
Universal Pictures est une branche d’Universal Studios (www.universalstudios.com), qui font partie intégrante de NBCUniversal, une des compagnies les plus influentes dans le monde de l’audio visuel, par le biais de ses activités en matière de développement, production, promotion et publicité dans le monde entier. NBC dirige un éventail large de différents réseaux d’information et de divertissement, une des plus grosses sociétés de production cinématographique du monde, de productions télévisées, d’une chaine de télévision et de parcs à thème connus dans le monde entier. NBCUniversal est une filiale du groupe Comcast.   

Illumination
Fondée par Chris Meledandri en 2007, Illumination est une société indépendante qui jouit d’un accord exclusif de financement et de distribution avec Universal Pictures, et qui a sorti son premier film : MOI, MOCHE ET MÉCHANT, avec la voix de Steve Carell, en 2010. Fast Company a récemment décerné à Illumination le statut de la compagnie la plus innovante au monde. En 10 ans Illumination a lancé des films qui sont tous devenus des franchises à succès et parmi lesquels figurent deux des films d’animation les plus rentables du monde, ainsi que des personnages devenus emblématiques, avec une recette globale de plus de 4,7 million de $. Dans la foulée du premier opus Illumination Entertainment a depuis produit et distribué MOI MOCHE ET MÉCHANT 2 (Renaud et Coffin, 2013), qui a été en lice aux Oscars, MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 (Coffin, Balda, 2017) et les MINIONS (Pierre Coffin, 2015), qui a connu un succès mondial. On citera également les succès de cette année : TOUS EN SCÈNE (Garth Jennings, 2017), qui a reçu une standing ovation au festival de Toronto avant de connaître le succès qu’on lui connaît dans le reste du monde, et COMME DES BÊTES (C. Renaud & Y. Chenay, 2016). Le but d’Illumination est de faire sourire les spectateurs du monde entier et ce quelque soit leur âge, en créant sans cesse de nouvelles histoires ou en développant leur univers, et ce bien au delà des salles de cinéma : Le jeu ‘‘Moi Moche Et Méchant: Minion Rush’’ est devenu une des applications en ligne les plus populaires du monde, et ‘’Despicable Me : Minion Mayheim’’ l’attraction phare des deux parcs d’attraction d’Universal studio à Hollywood et Orlando, ainsi que le parc Universal Studio au japon qui vient d’ouvrir le très populaire Minion Park. Illumination, pour le plus grand bonheur de ses fans, se prépare à sortir : THE GRINCH (Pete Candeland et Yarrow Cheney), avec la voix de Benedict Cumberbatch en Novembre 2018, COMME DES BÊTES 2 (Scénario de Bryan Lynch, réalisation Chris Renaud) en juillet 2019, MINIONS 2 en juillet 2020 et SING 2, en décembre 2021.

  

#MoiMocheEtMéchant3

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